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27.09.2007
LES KAKIS ET LE PLAQUEMINIER
Si je sais que le plaqueminier est l'arbre qui porte les kakis, c'est grâce à ma mère, qui m'a beaucoup appris de la vie et du vocabulaire, je me contentais de glaner le reste dans les albums de Tintin et c'était encore ma mère qui avec gentillesse et tendresse m'expliquait les mots que je ne comprenais pas.
Mais comme toutes les mères, avec les mots, l'angoisse était également transmise... Ce qui va me permettre une digression d'ethnologie quasiment rurale, en nous reportant au moment de la deuxième guerre mondiale, chez ma grand-mère maternelle, Impasse de la Liberté à Narbonne, dont le jardin s'étendait jusqu'à l'actuelle rue des Vignes Bâties, la bien nommée, puisque ma famille défricha son terrain caillouteux et chardonneux.Dernière rue, où mes parents bâtirent leur maison (Voir "La Maison Indivise").
Il y eût une série de décès, dans cette atmosphère de guerre, ou tout de même, les élevages de mes grands-parents aidaient bien, mais je m'imagine l'ambiance sombre de la mort planant sur le logis.
Un des morts, soit mon grand-père maternel, mort d'un cancer à cinquante-deux ans, mon âge actuel, soit mon frère René mort à neuf jours, soit mon frère Serge mort à neuf mois d'une coqueluche, resta les yeux obstinément ouverts.
Une voisine annonça solemnellement:" le rappel des trois!", oracle qui se vérifia : un mort suivit l'autre mais dans cette série seulement(!) deux humains moururent, le troisième fut un cochon mort de maladie!
On voit pourquoi certaines peuplades sacrifient des animaux!
Liée à cette douloureuse série la plantation, sans doute, de deux plaqueminiers à peu de distance qui sembla aussi avoir contribué à ces décès. Mon enfance fut baignée de cette histoire mais ne me dégoûta jamais de la chair douce et juteuse de ce fruit de fin d'année.
J'adore les kakis mais depuis cet épisode véhiculé dans la tradition familiale maternelle jamais je n'aurais le courage de planter un plaqueminier et j'en dissuaderai, sans doute, mes enfants.
Ainsi se croisent, se créent et se transmettent les superstitions.
Ajoutons que mes frères René et Serge étaient nés à quelques années de distance, un vingt-neuf août, ce qui ne leur assura pas une longue vie. Peut-être une chance ?
Michel Sidobre
07:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
pouvez vous me dire qui mange des kakis parmis les mamiferes car la nuit si j'en pose sur le sol dans le terrain assez loin de l'arbre il dispaisse integralement petit mystere car personne ne peut rentrer dans la propriete et les 4 ou5 kakis terminés ni peau absolument rien .Merci si vous avez une solution car je flanche sur cela depuis quelque temps quel animal blaireau ecureuil idée s.v.p et amitiée roger de l'ardeche
Ecrit par : tedeschi | 07.12.2007


