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30/10/2007

DU VINAIGRE CHEZ SOI ET DE L'AMERTUME!

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Regret de mon dernier déménagement:n'avoir pu emporter ma bonbonne en verre remplie de vinaigre maison élaboré depuis des années.
Je n'avais pas eu de mère- rassurez-vous je ne suis pas né directement créé par le Saint Esprit-, je parle ici de la mère du vinaigre, d'ailleurs l'orthographe est-elle bonne? Oui, je viens de vérifier.

Or donc, c'est avec amour et sans qu'on m'ait pourvu d'une mère que je réalisais, au départ avec un vin piqué,un vinaigre où j'ajoutais au coup par coup quelques fonds de bonnes bouteilles...
J'y mêlais Bordeaux et vins de la région, surtout ceux vieillis en fûts de chêne que j'aime particulièrement.
Le résultat fut extraordinaire: un arôme pîquant en se penchant au-dessus du goulot et des saveurs fortes à la dégustation.
Et sur les moules crues! La petite toux que j'apprécie en début de dégustation et un goût incomparable, sauf peut-être les excellents vinaigres à l'échalotte servis dans les bons restaurants sétois, avec les morceaux visibles...

Alors, je rêve d'avoir les moyens d'un appartement plus grand ou d'une maison avec jardin, de faire l'acquisition d'une bonbonne dans un vide-grenier et de faire encore quelques repas, malgré les impôts qui pèsent et ma mauvaise situation qui demeure.
J'habite le département le plus pauvre où les esprits ne brillent pas non plus.
Y-aura-t-il un jour du changement?

Michel Sidobre

29/10/2007

BENOÎT XVI ET LE SIECLE

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Notre région Languedoc-Roussillon est riche de l'apport des peuples d'Espagne qui ont contribué à son histoire au fil des siècles.
Plus près de nous, l'immigration économique comme celle vécue par ma grand-mère maternelle qui devait coudre des sandales quand elle était enfant pour aider sa propre mère et qui a dû s'expatrier pour prendre un travail de femme de chambre...
Cette immigration a contribué à faire la région haute en couleurs dans laquelle nous vivons.(Bien que, d'un autre point de vue, la couleur de ma grand-mère fût très tôt le noir du deuil).
Ma grand-mère demanda la nationalité française, comme beaucoup.

Il y eut aussi les réfugiés de la Guerre Civile d'Espagne: arrivés en nombre et qui finalement en peu d'années arrivèrent selon la chanson un peu démagogique à faire "d'excellents français".
Cet apport renforça nos particularités de gens du Sud, et son côté politique exhaussa nos oppositions de toutes sortes et souvent les organisa syndicalement et poliquement.

...Et voici que "cette momie qu'on encense" comme disait un classique des Lumières vint à béatifier une bonne quatrecentaine de religieux espagnols, "martyres de la foi", je suppose.

La face hideuse vaticane se réveille: ayant l'air de s'occuper de la Foi, elle intervient ici grossièrement dans le pouvoir du siècle, -parfois, c'est plus subtil-justifiant les campagnes haineuses d'un clergé franquiste fanatisé et fanatisant, dont je ne serais pas surpris que plus d'un de ses membres eût porté le fusil.

Une période douloureuse pour les deux camps qu'il aurait été "chrétien" de ne pas réveiller.
Alors, pourquoi?
La réponse à la question est, sans doute, à chercher dans l'équilibre entre les différents courants qui constituent l'Eglise Catholique.
Serait-ce un déséquilibrage calculé afin d'attaquer des velléités progressistes dans l'Opus Dei?
En tout cas, il est clair que les tendances progressistes ne seront pas favorisées.
A suivre...

Michel Sidobre

TOUSSAINT A DATE FIXE

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Il y a eu des moments où j'allais souvent me recueillir au cimetière puis j'ai espacé mes visites.

Si j'apprécie les couleurs de Toussaint et les milliers de fleurs soudainement surgies au coeur de l'automne, les célébrations me laissent de marbre...funéraire.
Les convenances, les envies et ragots de voisinage dignes des anciens villages ne m'intéressent pas.
Si je pense à mes morts, c'est dans la vie de tous les jours, et si je fais un détour par le cimetière c'est souvent à des dates autres: Fête des Mères,etc.

Ayant habité souvent et longtemps près du Cimetière de Cité à Narbonne, j'ai écrit un opuscule QUI CHERCHE EDITEUR: "La vie calme" où je décris le quotidien des allées-et-venues, rencontres et recueillements.
Des moments précieux ou banals: la vie...

Michel Sidobre

09:30 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toussaint

CHÂTAIGNES D'AUTOMNE

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La tradition célèbre les châtaignes et le vin nouveau.
D'ailleurs, bien inspirés les réseaux de vente propose depuis quelques années des vins primeurs.

Ce goût fruité, ce liquide léger et coloré se marie très bien avec la douceur quelque peu farineuse de roboratives châtaignes grillées.
Dans la folie des déménagements successifs, j'ai perdu la poêle qu'avait confectionnée mon grand-père maternel et qui avait rendu bien des services.
Si une fable nous conte les aventures d'un singe au coin de l'âtre occupé à "tirer les marrons du feu", il est encore plus périlleux de ramasser ses fruits en les extrayant de leur bogue, surtout sur des pentes et en des ravins où en essayant de récupérer son équilibre on est tenté de prendre appui sur le sol jonché de ces enveloppes hérissées!!! Ouille!
Outre les châtaignes grillées que l'on vend encore dans la rue dans un cornet de papier journal, j'aime aussi les consommer cuites à l'eau légèrement salée dans laquelle je jette une ou deux feuilles de laurier, c'est rapide et somme toute plus léger.
Je n'ai pas la patience de ma mère-et n'ai plus les instruments- mais je ne désespère pas de faire comme elle une bonne confiture de châtaignes.
Il faut faire cuire les fruits à l'eau mais surtout les éplucher en se brûlant les doigts plus ou moins, puis les passer au presse-purée ce qui gratifie l'odorat au passage.

...Toute cueillette a sa fin, quand trop de pluie se succèdent il faut laisser leur part aux vers et aux sangliers...

Michel Sidobre

26/10/2007

ROYALE "POMPADOUR":EMBRES ET CASTELMAURE

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Il y a déjà quelques années, en une soirée un peu "bohême" mais fort correcte - n'en déplaise aux mauvaises langues- nous étions réunis dans le viel appartement sur trois étages de la famille de Jean-Philippe CLUZEAU, avec d'autres peintres hommes et femmes.

Nous étions au dernier étage: l'atelier du peintre plein de vies imaginaires un peu torturées mais d'où se dégageait son style sans pareil: la patte du génie.
Essayons-nous de reconstituer un groupe ou simple réunion de personnes qui s'appréciaient? Je ne sais, chacun ayant, sans doute, une vision à lui du moment que nous partagions...

Or, une des peintres, nous avait apporté en guise d'apéritif, un vin rouge.
Un vin d'ici :"Cuvée Pompadour" d'Embres et Castelmaure, un village au-dessus de Durban-Corbières.
Un délice, pour moi qui aime les tanins des vins élevés en fût de chêne.

Je l'aurais bien vu couler auprès d'un civet de sanglier dans un de ses repas qui n'en finit pas...

Depuis, j'ai eu la curiosité de monter à Embres et Castelmaure, c'est un village qui mérite le chemin qu'on parcourt pour le découvrir.

...Quant à ce vin au bouquet royal, j'attends patiemment que mes finances remontent pour lui offrir un repas qui l'accompagne dignement.

Michel Sidobre