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05.11.2007
MUNICIPALES NARBONNE: LES FORCES DE L'IMMOBILISME.

Qu'est devenue la capitale de la Province Romaine, siège des Etats du Languedoc au XVIIIème siècle, ville plus importante à une époque que Toulouse?
Comment après 35 ans d'hubertmoullysme et d'opposition feutrée, n'a -t-elle pas atteint à la 1ère place dans la démographie régionale après Montpellier?
Aurait-elle perdu une position géographique stratégique?
Non, seul le choix terrien et d'un capitalisme autarcique lié, dans cette ville, à un hyper développement -relatif à une industrie inexistante - du secteur de la construction et du commerce immobilier, fermé sur lui-même peut expliquer ce développement modéré.
Le choix a été fait d'un développement résidentiel et balnéaire, laissant de côté le touristique culturel et les possibilités de développement industriel par l'agro-alimentaire et les centres de formation y étant liés.
Les formations courtes en Droit devaient satisfaire les besoins du lobby en place.
Ne pas toucher à cet équilibre de faible développement a été de tout temps le credo de tout candidat sérieux de la classe politique narbonnaise.
Le noeud gordien qui étouffe la ville sera-t-il tranché? Un fort développement devrait être choisi, qui, devrait s'accompagner d'une politique d'urbanisation sociale où les habitants des quartiers actuellement défavorisés, ne servent pas d'ilotes: de débauchés, de délinquants, propres à favoriser l'urbanisation des Hauts de Narbonne: paradis pour retraités, munis des gadgets mutiples du développement durable et de la sécurisation bientôt militaire .
La liste de gauche proposera-t-elle des projets en rupture avec ce statu-quo imposé par le lobby immobilier?
Les projets devront être ambitieux et se situer au niveau d'ambition de la Région, c'est-à-dire au moins d'envergure européenne et de rayonnement mondial.
Rééquilibrer la région par Narbonne pourrait créer, ici, un point d'attrait pour Perpignan, envoûté par l'attirance barcelonnaise...
Michel Sidobre
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Commentaires
C'est effectivement pas ce que le Maire actuel (Michel Moynier) a fait de mieux à notre ville de Narbonne.
Alors, en avant pour le changement !
Informez-vous sur le Blog de Jacques Bascou :
www.bascou-pour-narbonne.fr
Ecrit par : Gérard C | 20.11.2007
Michel!
On ne refait pas l'histoire en quelques lignes et avec ce genre d'arguments, qui se résument, si j'ai bien compris, par la main mise du lobby immobilier sur Narbonne dont le Maire actuel serait, comme on disait dans ma jeunesse militante: " l'expression politique ". En cherchant bien, peut-être, trouvera-t-on aussi, tapis dans quelques soupentes municipales, des représentants de l'Opus Dei et, pourquoi pas des membres de l'église de scientologie ou de la franc-maçonnerie... La théorie du complot se marie fort bien en effet avec un matérialisme non dialectique et mène forcément à la pratique du " on coupe les têtes " pour " le meilleur des mondes possible". C'est simple, rapide et surtout totalement faux. L'espace manque ici pour développer les raisons pour lesquelles l'économie de Narbonne comme celle de la Région d'ailleurs ( juste avant la Corse!!), se trouve dans cet état. Mais, simplement, deux ou trois observations.
Qui a fait le choix, que l'on paye aujourd'hui, dans les années 60, d'un tourisme résidentiel et " populaire " à très faible valeur ajoutée pour la Narbonnaise, avec le type de stations littorales que nous connaissons? Francis Vals, député socialiste et maire de Narbonne dont je te recommande les écrits pour comprendre les raisons de ce choix: essentiellement ne pas bousculer les équilibres sociaux et politiques du département...
Qui, aujourd'hui encore, défend le statut quo au profit de la rente viticole, dont on ne pas dire qu'elle soit un vecteur de développement, mais qui, autour de Narbonne, à travers divers relais sociaux ( caves, foyers ruraux, Agents de développements départementaux(!?) permet au pouvoir dominant ce département de le demeurer encore?
Qui, enfin, jusqu'à la défaite du même Vals à Narbonne n'a jamais réalisé le moindre mètre carré de zone industrielle,l'arrivée dans cette ville de nouveaux salariés électeurs étant pensée et vécue comme un danger politique par les socialistes locaux?
Dans cette région, vois-tu, on a trop longtemps préféré pour consolider son pouvoir et vivre de ses divers attributs, gérer des rentes ( touristique,viticole et publique ) au détriment du développement et de sa prise de risques nécessaire. Et la classe politique dominante de ce département s'est spécialisée dans ce mode de gestion. Elle n'a de progressiste que l'adjectif. Foncièrement conservatrice, elle redistributive emplois et subventions dont les financements viennent pour l'essentiel de l'Etat...Pas glorieux, mais elle a fait vivre ( et elle continue ) une caste de fonctionnaires à la tête de nos institutions, et cumulants les mandats...
En conclusion, tant que ce socialisme là , son idéologie et ses pratiques sont au pouvoir, pas d'avenir. Et prétendre l'exercer, sur une ville comme Narbonne, qui s'est construite contre ces obstacles en pariant justement sur la prise de risque, c'est garantir sa régression... Que J. Bascou en vienne, aujourd'hui, à défendre le petit commerce de centre ville après avoir refusé la création d'une seule intercommunalité sur le littoral, est tout à fait... symbolique...
Ecrit par : Michel Santo | 29.11.2007
On peut aussi renforcer cette filière de l'immobilier, en développant des formations dans le domaine de l'éco-construction ( pour des artisans, des techniciens, ou des ingénieurs).
Ecrit par : onfray | 07.12.2007
La réponse de Michel Santo est un peu surprenante. La municipalité en place n'a pas contribué à modifier les équilibres actuels. Electoralement parlant, il vaut mieux avoir une population âgée conservatrice plutôt que des étudiants difficilement contrôlables. Rien n' a été fait pour que notre jeunesse puisse vivre et travailler au pays... Je crois bien que je vais rejoindre les régionalistes pour clamer haut et fort: "volem viure al païs".
Ecrit par : Targui répond à Santo | 07.12.2007
Il me faut donc ici préciser un point d'histoire " régionale ". Quand j'étais aux " affaires" à la Région, de 1985 à 1994 , DGA et en charge des Affaires éco, de l'enseignement supérieur et de la recherche et de la formation professionnelle, quels sont les obstacles auxquels j'ai été confrontés sur le Narbonnais pour y " installer " un centre de formation supérieure ( IUT...) et en centre de recherche de haut niveau ( INRA...)? Devinez! Non pas l'actuelle municipalité, mais le milieu universitaire montpelliérain et l'actuelle vice présidente de la région qui, à l'époque, était la déléguée régionale de la recherche et des transferts de technologie:AY Ledain. L'argument qui m'était opposé : " il faut concentrer sur Montpellier pour ensuite percoler sur la région ". Vieille antienne contre laquelle, je me suis battu en m'appuyant sur la volonté de Mouly et de son équipe, sur l'université de Perpignan et en parfait accord politique avec , et cela va vous surprendre, avec le recteur de l'époque B. Toulemonde, ancien conseiller de Mauroy, qui fut dans une de mes vies, à Lille, mon professeur de droit administratif, et qui depuis est et reste mon ami, un ami cher... Voilà la réalité des faits... Les forces de conservation n'étaient pas là où une bonne conscience de gauche peut parfois le laisser croire, encore une fois, hélas! D'ailleurs, je vais vous dire: je suis prêt sur toutes ces questions à en débattre publiquement. Avec A Yvonne Ledain, bien sur mais aussi avec J Bascou s'il le souhaite. Mieux, je leur laisse le choix des lieux et des dates.
Pour le reste " étudier et vivre au pays ". Et pourquoi pas aussi, dans sa ville, son village, sa maison....Mais non, bon Dieu! Partez, vivez et étudiez ailleurs, pour y revenir ensuite au pays! Allez dans d'autre régions , d'autre pays, confrontez vous à d'autres cultures, d'autres moeurs. A 17 ans et demi je quittais narbonne pour travailler et étudier en même temps...J'y suis revenu, avec une expérience et un regard qui me permettent de la "juger" avec la distance et le recul nécessaire. D'en percevoir ses atouts, mais aussi ses contraintes: physiques, écono, sociales et humaines...
Bien cordialement
Ecrit par : Michel Santo | 08.12.2007
Je suis d'accord pour que les étudiants narbonnais se forment à l'international. Mais, encore faut-il se donner les moyens de les accueillir à la fin de leur cursus professionnel ou universitaire. Narbonne n'a jamais eu de savoir-faire pour capter cette matière grise, potentiellement créatrice de richesse économique.
On peut aussi concevoir que des Narbonnais souhaitent rester au pays. Faute de s'inscrire dans une dynamique de croissance, on ne peut que les conduire vers la précarité ou la pauvreté. Il fait bon vivre à Narbonne, mais sans emploi et sans un revenu décent, la vie devient plus compliquée.
Jusqu'à présent, la politique économique de la ville de Narbonne s'est résumée simplement à la mise en place d'une politique fiscale attrayante en matière de taxe professionnelle. Si cela était suffisant, il y a longtemps que le décollage économique de Narbonne aurait eu lieu....
Enfin, sur les différents blocages que vous évoquez, un leader politique ne doit pas s'arrêter à la moindre tempête. Son rôle est de savoir naviguer à contre-courant, contre vents et marées. Quand on est à la tête de la région Languedoc-Roussillon pendant 18 ans, je crois qu'on a le temps et les moyens nécessaires pour faire évoluer les mentalités.
Globalement, il y a des élèments très intéressants dans votre réflexion. Mais, avec tout le respect que je vous dois, il me semble que vous vous enfermez dans une pensée trop technicienne.
Ecrit par : Targui bis à à M.Santo. | 09.12.2007
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