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20.12.2007

EN REPONSE A ALBERT...

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Je vais préciser encore ma pensée, Albert, ce qui poursuit le précédent article sur la guillotine.

Oui, pour moi, la nature de l'acte change le verdict.

Je ne donne pas dans "la peine de mort pour les criminels d'enfants"; l'acte d'assassiner des enfants est odieux et on comprend les familles, mais il s'agit de malades à écarter du champ social longtemps ou définitivement, là se situe la question.
Pour les crimes de droit commun, la vengeance individuelle légitime est remplacée par l'oeuvre de la justice afin que la société puisse vivre sans de perpétuelles vendettas.

L'acte criminel contre l'état et sa sanction est conditionné par le fait que l'Etat représentant ultime du social défend la survie d'un type de société.
C'est le peuple (quand l'Etat est laïque, républicain, pas forcément démocratique) qui est défendu contre ceux qui le déstabilisent, on pourrait penser par exemple à ceux qui, de fait, remettent en cause l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'homme et des Citoyens de 1789:

"Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.
Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément"


Or, pour l'instant, ces groupes bénéficient simplement de la vigilante attention des renseignements généraux et de la DST, comme par exemple, les islamistes radicaux.

Pour l'instant, l'Etat tient le coup, malgré un affaiblissement dû au manque d'emplois, à l'insuffisance des dispositifs d'intégration des nouveaux arrivants, au manque de cohésion sociale consécutive au non-remplacement du service militaire par un Service National Citoyen et Solidaire, à la présence insuffisante de l'Etat dans l'audio-visuel qui était la seule école que pouvaient fréquenter un grand nombre d'adultes et qui fonctionne aujourd'hui à un abêtissement des personnes de type anglo-saxon.
Et... à une politique d'habitat où la mixité sociale n'est pas le souci! Etc...

Le peuple très absent de la vie politique,l'Etat contient encore par sa vigilance mais pour combien de temps?

Mais on ne pourra accepter que la société régresse jusqu'à des formes de charias islamique ou catholique, alors que déjà les Rois de France créaient leur espace de pouvoir désacralisé qui ouvrait la voie à notre République Laïque, il y a bien longtemps (voir Philippe IV Le Bel).

Le sort des femmes devient préoccupant, elles sont la moitié du ciel de France...

Alors ranger un outil, à plus d'un titre révolutionnaire, au magasin des accessoires?

Michel Sidobre

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