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31.12.2007
UN RÊVE...

Hier, j'ai fait un rêve dont je me suis souvenu au matin.
Les rêves nous relient à nos morts et nous y poursuivons sans toujours le savoir une vie cachée.
Ainsi de ma mère qui n'en finit pas de mourir...Jusqu'à n'être que convulsions au creux de ma main.
Et d'un ami qui s'est suicidé, il y a pourtant longtemps. Je ne savais pas qu'avec lui, chaque été , nous repartions en quelque fête champêtre en Lozère.
Je peux ainsi continuer ma route, accordant à mes morts une autre de mes vies...
Ils m'accompagnent,eux, toujours, parmi les vivants.
Michel Sidobre
15:45 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
A Isabeau, Sonia et Jean-Luc.
Il y a quelques années, mes petits-enfants avaient ouverts des blogs sur un site de radio. L’un d’eux m’a bientôt fait part, en larmes, de son incompréhension face aux commentaires de certains lecteurs, peut-être des camarades. Je lui ai expliqué qu’à partir du moment où il choisissait librement de publier certaines photos, de soumettre certains textes, il lui fallait, en retour, accepter que chacun puisse y réagir, à sa façon.
Nous avons la chance inestimable de pouvoir lire, nous exprimer, échanger librement, nous opposer. Grandir, vivre dans un pays libre, c’est accepter le feu des critiques, débattre, mais laisser aussi chacun se forger une opinion. Personne ne nous violente à n’être, seulement, que d’un avis différent du nôtre, à ne pas ressentir, vivre, penser comme nous. Je sais, pour avoir eu des parents, ayant réussi à fuir un véritable pays de censure, de totalitarisme, ce que c’est que de n’avoir qu’à se taire, qu’à se cacher, se méfier de tout et de tous. Que les blogueurs sauvegardent longtemps, chacun, l’espace d’expression des autres quel qu’il soit.
Ecrit par : Ji Soo | 31.12.2007
Ce soir, ce sera le réveillon. Je suis seule devant un vieil ordinateur. C’est un grand luxe. Il fait très froid dehors.
Je découvre que mon message d’il y a quelques jours a été effacé.
J’y disais mon malaise à la découverte de ce blog fait de solitude, de précarité, d’apitoiement sur la souffrance d’autrui (ce qui touche), mais qui est aussi caricatural, sûr de lui, parfois haineux. J’ai dû conclure : « Cela fait froid. »
Je ne crois pas être « faux cul », par exemple, parce que je ne partage en rien tel point de vue (26.12 - 15h20). Je viens de manger des pâtes aux sardines sauce tomate et un carré de chocolat, de boire de l’eau du robinet, c’est mon réveillon. Je ne souhaite pas pour autant à qui que ce soit de « crever » (13.12). J’arrête là.
Dans moins de trois heures, comme chaque année, les voisins des tours qui constituent notre quartier (« zone sensible », comme toute la ville) s’interpelleront et taperont sur des casseroles. C’est notre habituel Nouvel An.
Je vais aller faire un tour sur cfaitmaison.com. puis je dormirai.
Merci à Sonia, Jean-Luc et Ji Soo.
Ecrit par : Isabeau | 31.12.2007
Un peu surprise hier, j’ai peu à peu reconstitué mon ancien commentaire, écrit après lecture d’une seule traite : «Etrange blog qui dit votre solitude, votre précarité, l’apitoiement face à certaines fragilités mais qui est aussi caricatural, sûr de lui, haineux. Cela fait froid. »
Voilà.
Comment ceci se relie à l’Union soviétique, à l’Instruction du peuple, à des attaques personnelles et à des propos sectaires (arguments justifiant l’effacement de ce message), cela appartient au propriétaire de ce blog.
J’ajoute à ce que Marc écrit que le texte du blogueur est imposé puisque le lecteur ne peut le supprimer alors que, « selon son bon plaisir » (28.12), le blogueur peut effacer toutes les réactions qui lui déplaisent. C’est donc maintenir sa parole contre des réactions qu’elle suscite.
Accepter de laisser tous les commentaires (sauf ceux véritablement passibles de sanctions juridiques) est un choix éthique ou nécessite peut-être certaine maturité (en ce sens que l’expérience des désillusions, des drames, de « la vie », la meilleure connaissance de soi, de ses manques, peuvent permettre [à qui ne se raidit pas] d’abandonner l’absolu besoin de reconnaissance sans se sentir entamé. Voire de mieux prendre en compte les autres, de s’interroger pour « s’améliorer »).
Fin du discours. Merci aux commentateurs. Je m’en retourne.
Ecrit par : Isabeau | 01.01.2008


