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30.01.2008

BASCOU ET LE PROGRAMME MUNICIPAL

C'est avec plaisir que je soutiens publiquement aujourd'hui la liste de gauche animée par Jacques BASCOU.

Afin de participer au débat, je me permets de faire deux propositions:

1) Sur la culture:

a)Plus que des lieux d'exposition et l'accès des troupes de théâtre de l'Agglomération au Théâtre, il s'agirait de créer des ressources pour les artistes, en les faisant participer à des actions de valorisations économiques du patrimoine par des commandes publiques( toutes formes artistiques confondues)...

b)...mais aussi en créant en articulation avec l'économie sociale et solidaire ( sous la forme d'un ESAT, d'une Entreprise Adaptée, ou d'une Entreprise d'insertion) un atelier d'imprimerie/reprographie destiné à fabriquer livres, cartes postales, hologrammes (pour les sculptures)pour donner aux artistes des revenus maigres mais réguliers et offrir des places au travail pour des personnes fragilisées.

2) Sur la maison de l'adolescence: je n'ai pas vu le projet mais je donne ma contribution parue, il y a quelques années dans la revue régionale du secteur social: "Les Cahiers de l'Actif":

Michel Sidobre




M. Sidobre

Pour un dispositif
d'écoute et d'action des
adolescents...


Lors de mes articles précédents, j'ai rapidement parcouru la nécessité d'établir des repérages théoriques concernant le remaniement conceptuel et objectal à l'adolescence.

Je voudrais aujourd'hui, insister sur une autre nécessité : favoriser la créa¬tion de dispositifs d'écoute et d'action pour la population adolescente générale. En posant ce dernier terme je veux indiquer qu'il s'agit de prendre enfin en compte un secteur de la population qui ne se caractérise pas par l'usage toxicomaniaque de drogues, les tentatives de suicide, la délinquance ou de graves problèmes scolaires (même si ces manifestations peuvent intervenir en cours de chemin ou motiver une demande d'aide).

Il s'agira, prioritairement, de pro¬poser une écoute à des adolescents qui en feront la demande.

La demande pouvant être variée et de toute façon déplacée, elle pourra concerner le manque d'échanges à l'intérieur de la famille, le fait de ne pas se sentir comme les autres, le développement d'une réflexion naissante et angoissante, etc..

Il convient, dans le cadre que je trace, que celui qui reçoit cette demande ait une qualification de psychologue clinicien, d'éducateur spécialisé participant à un travail d'équipe concernant la dynamique des entretiens et la dimension adolescente.

Ces demandes travaillées amèneront, selon les cas, à ce que l'intervenant reçoive les parents et facilite les échanges familiaux, propose un bout de chemin commun à l'adolescent, l'oriente vers des activités loca¬lement, réoriente s'il s'agit de conseils médicaux (l'aspect soins étant souvent négligé),etc.

Je ne pense pas qu'il soit bon de créer une structure lourde et d'adjoindre à ce dispositif : un gynécologue, un médecin généraliste, un psychiatre, des animateurs, etc...
Le dispositif d'écoute devenant dispositif d'actions par les orientations et les investissements proposés selon les possibilités locales. Selon les cas, les investissements (travail, loisirs, soins du corps) peuvent être parrainés par un des intervenant, accompagnant l'adolescent.

Il va de soi, également, que le dispositif entre en contact, à chaque fois qu'il est nécessaire avec les différents partenaires

Un volet complémentaire du dispositif visera à favoriser la vie collective et les possibilité de rencontres et d'action des adolescents, soit en partenariat avec des lieux existants, soit en favorisant des projets de groupes. Il s'agira donc d'imaginer un lieu central avec des salles de réunions, voire d'ateliers créatifs.

Ce lieu pourrait, par exemple, être un café sans alcool, ou convivialité et respect de soi et des autres sont ainsi manifestés (quant à la consommation de tabac pourquoi ne pas se calquer sur ce qui existe avec une partie fumeurs, une partie non fumeurs, et attendre des différents débats, informa¬tions, une évolution par les intéressés).

Les salles autres, pas forcément attenantes ont pour fonction de pou¬voir préparer des projets : (voyages, demandes d'emploi, etc...),de réaliser des créations plastiques ou théâtrales, d'avoir une salle d'expression de groupe (groupe de parole) sur des sujets choisis selon l'actualité (avec la présence d'un intervenant au moins).

Ces lieux doivent donc favoriser le regroupement et l'éclatement en petits groupes selon les projets. L'intérêt réside dans les possibilités d'expression et de créations qui ne seront pas offertes mais permises, selon les investissements de chacun.

De même, il sera possible, à la demande des adolescents ou des intervenants de faire venir des représentants d'associations, des personnalités, pour des réunions d'informations, des débats.

Ce que je trace, ici, rapidement, n'est pas une Maison des Jeunes et de la Culture; l'axe principal et l'écoute, le choix des professionnels n'est pas un hasard.

Rien n'empêche d'ailleurs que le dispositif d'écoute et d'action se réduise à un lieu d'écoute et oriente l'action vers la M.J.C., on perd alors, le travail d'expression (groupe de parole) et un nombre et une qualité d'interactions précieuses entre éducateurs et adolescents...

Ce dispositif, je le pose, pour l'instant, dans les nuages du rêve, alors je me prends à faire un vœu : qu'un jour, un gouvernement réalise le coût que représente un adolescent qui se détruit et qu'on réserve -en plus des mesures concernant tout l'ensemble social (santé, travail, etc...)- une place, une écoute voire une Maison aux adolescents de la Cité

Et je ferais un autre vœu, même s'il s'agit d'un dispositif de prévention, Si ce dispositif devait avoir un parrain, que ce soit le Ministère de la Jeunesse... loin d'une médicalisation.
Je n'ai pas fait trois vœux; j'en garde un en réserve...

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