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31/03/2009

BIENVENUE A H'ART !

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Sculpture de Carol Acworth



Mon ami Ballarin vient de me faire parvenir l'information suivante.
(Je précise que si l'unité européenne me fait vomir, j'apprécie l'amitié entre les peuples et notamment dans le domaine de la Culture)

Michel Sidobre



11 artistes* de nationalités différentes , peintres, sculpteurs, et photographes vivant et travaillant dans l'Hérault, ont créé le groupe H'Art (artistes internationaux en Hérault)

A la différence de nombreux groupes issus d'une même « école » H'Art veut maintenir un large éventail de créativité. Influencés par leurs origines, leurs cultures, et les nombreux pays où ils ont vécu et travaillé, les artistes qui se rencontrent dans différents ateliers, s' investissent dans des expositions de qualité, dans des lieux d'exception.

Chaque exposition est minutieusement préparée pour s'intégrer à l'atmosphère des lieux choisis.

Les oeuvres sont sélectionnées pour être en harmonie avec le thème et l'environnement.

La première exposition, leur « première »aura lieu à Pâques au Prieuré Saint Martial , (à 4 km de Tourbes ou Valros en direction d'Alignan du Vent) les 11, 12 et 13 avril 2009 , et promet d'être un évènement mémorable.

Le Prieuré Saint Martial, lieu magique et de partage pour les artistes, a plusieurs salles d'exposition autour d'une cour au charme envoutant, ce qui permet à chaque artiste de présenter ses oeuvres dans un cadre environnemental inestimable.

Vous nous feriez l'honneur de venir

à l'occasion de cette première exposition




Le vernissage de l'exposition de 3 jours aura lieu le samedi 11 avril à partir de 16 heures.

Dimanche et Lundi, l'exposition sera ouverte à partir de 16 heures. Durant ces deux jours, les visiteurs pourront apprécier aussi des moments dédiés à la musique, à la poésie et à la danse. (flyer joint)




Pour plus d'informations, consulter le site web www.artinherault.com
ou téléphoner au 04 67 77 99 27 ou 06 14 50 18 10

Carol Acworth, Hubert de Colombe, Pauline Davidson, Bérénice Goni de Préville, Tony Gaunt, Jane Hansare, Lars Hansare, Stephen Morris, Marjory Mulrooney, Diana White, and John White.



Prieure Saint Martial

34290 Alignan du Vent

Tel: + 33 4 67 24 96 51

Fax: + 33 4 67 24 99 49

Mob: + 33 6 12 28 45 75

E-mail:prieurestmartial@orange.fr

Site web: www.StMartial.com


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Peinture de Diana White

30/03/2009

LA VAGUE.


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Il existe des films de vulgarisation, celui-ci est de plus, esthétique et se suffirait à lui seul.
Son propos peut être un peu trop démonstratif n'est pas nouveau: il est de montrer la genèse d'une société autoritaire.
Durant une semaine thématique consacrée à l'autocratie un professeur va immerger ses élèves dans un jeu de rôles qui va lui échapper...

Evidemment me sont revenues à l'idée les expériences sur la soumission déjà anciennes avec comédien et chocs électriques des sujets individuels n'hésitant pas à dépasser la dose létale en se soumettant à l'autorité en blouse blanche...
Mais, plus que la démonstration sociale du film visant le nazisme, ce sont les recommandations d'Anzieu dans "La dynamique des groupes restreints" qui me sont revenues: des dangers et réalisations d'un groupe et de la responsabilité du formateur.
Ce sont bien les frustrations des uns et des autres qui montent dans l'enthousiasme ( l'étymologie grecque du terme est "transport divin") du mécanisme de foule, décrit par Gustave Lebon, repris par Freud et Wilheim Reich, par la suite.

Si l'ambiance du film semble renvoyer à quelque chose d'irréel, il s'agit en fait d'un film, repris d'une expérience réelle qui s'est déroulée aux U.S.A. dont je me permets de reproduire un résumé:


"L'expérience : A l’automne 1967, Ron Jones, un professeur d’histoire du lycéen Cubberley à Palo Alto (Californie), conduit une expérience avec sa classe. A l’occasion d’un cours sur le nazisme, un de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre : "Comment le peuple allemand pouvait-il ignorer le génocide des juifs ? Comment les citadins, les cheminots, les enseignants, le corps médical, comment tout ce monde-là a-t-il pu revendiquer ne rien savoir des camps de concentrations ? Comment des gens qui étaient les voisins, et peut-être les amis des citoyens juifs, ont-il pu prétendre qu’ils n’avaient rien vu ?" Ron Jones décide, sur un coup de tête, de mener une expérience. Il instaure dans la classe un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la masse en un seul corps. Le mouvement est appelé "La troisième vague". A la grande surprise du professeur, la classe réagit plutôt bien à la contrainte d’obéissance qui lui est imposée. L’expérience, qui ne devait durer qu’une seule journée, va répandre son emprise sur l’école toute entière. Les membres du mouvement commencent à s’espionner les uns les autres, et les réfractaires se retrouvent ostracisés et même tabassés. Au bout du cinquième jour, Ron Jones est contraint de mettre un terme à l’expérience. "

Cela montre positivement aussi le besoin de l'homme, animal social (Aristote), d'adhérer à un idéal qui le dépasse: la solidarité entre les membres du groupe est d'ailleurs une composante de ...la vague.
La survie humaine et la domination des hommes sur la terre est à ce prix que l'individu doit pouvoir cesser ses revendications égoïstes et mettre une part de son énergie au service du groupe, cependant l'individu reprend toute sa place aussi quand il s'agit de s'opposer aux errements de la foule: deux des jeunes filles du cours défendront jusqu'au bout cette position...

Un film, un vrai film ...et on peut réfléchir...

Michel Sidobre

06:41 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film

29/03/2009

SERAPHINE DE SENLIS

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Je suis allé voir, comme beaucoup, le film "Séraphine", ici, à Narbonne, bénéficiant de la démocratisation des équipements culturels du Grand Narbonne.
Rien à ajouter aux lauriers tressés pour cette oeuvre artistique en elle-même, si ce n'est que la fin en est douce à la différence du sort réel de cette personne morte apparemment dans le dénuement d'un de nos hôpitaux psychiatriques pendant la Deuxième Guerre - au passage il n'y a aucune supériorité à tirer de la misère longuement décrite, il y a peu, des orphelinats roumains - .

Je voudrais parler de cette Séraphine que je ne connaissais pas: ses oeuvres d'apparence décorative semblent dépasser cette dimension par un certain flamboiement, une oscillation ...
Cette personne a -t-elle était "folle" depuis le début? Cela a-t-il une importance? Je me souviens, durant mes études de Psychologie d'un livre d'un certain Deshaies - je ne sais pas si l'orthographe est bonne- qui parlant des productions des malades mentaux affirmait qu'il ne fallait pas confondre "expression et excrétion ".
Certes, il est parfois des productions pathologiques aussi pauvres d'ailleurs que mes propres dessins de dernier de la classe, malgré les trésors d'imagination que je pouvais déployer!

Mais la production d'oeuvres d'art n'est pas le seul apanage de personnes jouissant d'une certaine et relative santé mentale.
De plus, le phénomène d'"inspiration" pas aussi spontanée que cela est dépendant des conditionnements sociaux ou de son désir d'y échapper de chaque artiste: chez Séraphine ce sont des voix divines et une époque où l'on sent poindre les catastrophes guerrières.
Chez Platon (Socrate) c'est le "daïmon".
A chacun sa voie, à chacun ses voix.

Reste que l'oeuvre de Séraphine Louis, baptisée "primitive" (c'est le démon du classement qui sévit ici mais qui aussi lui offre une place dans l'Art) mérite d'être connue, le seul critère étant, pour chaque personne, les sensations et émotions ressenties...


Michel Sidobre

08:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2009

MICHEL SIDOBRE CHRONIQUE N°9 : L'ABEILLE DE NARBONNE ET SON MIEL...

Le Miel de Narbonne: un jour un label?

Michel SIDOBRE



REGRETS...

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Travailleurs de l'ESAT "Les 3 Terroirs" - Dessin de Jean-Philippe CLUZEAU, extrait de la publication "Des femmes et des hommes en vert"



Il y a quelques semaines une journée consacrée au handicap physique étalait deux à trois tentes isolées en bout de Promenade des Barques à Narbonne.

Si j'ai admiré le courage des militants handicapés de l'A.P.F. (Association des Paralysés de France), de Handi Athlètes et d'une Association de malades de la Sclérose en plaques, bravant le vent et très isolés, je le répète,...je ne comprends pas.

Georges Abbamonte, Conseiller Municipal était là, toujours souriant et actif, les démonstrations de chiens pour personnes en situation de handicap, de fauteuils pour que les valides constatent les difficultés d'accessibilité de certains endroits, les handi-byke(s) pour signifier l'investissement sportif de ces personnes...

Pourtant à constater le résultat visuel peu mobilisateur de 3 tentes l'une contre l'autre, je ne peux m'empêcher de regretter qu'il n'y ait pas eu une ouverture de cette journée à toutes les formes du handicap, notamment intellectuel.

Cela aurait pu être une manifestation sur toute la longueur de la Promenade comme la Fête aux Associations.

On aurait pu y voir des projets réalisés par des enfants ou de jeunes handicapés présents dans des centres, des projets réalisés par des adultes, le travail économiquement important des travailleurs d'ESAT et d'Entreprises Adaptées dans les espaces verts de nos villes et villages, en maçonnerie, dans les vignes, en sous-traitance pour les entreprises régionales, locales, ou nationales présentes dans la région.
Les services extérieurs comme le S.A.V.S. (Service d'Aide à la Vie Sociale) chargés d'aider les personnes handicapées dans leur vie quotidienne en appartement autonome...

Enfin, les produits réalisés: vins de terroir, huile d'olive, etc.

Mais aussi, le sport adapté pour lequel j'ai posé une note récemment; sait-on qu'à Narbonne nous avons des personnes qui dirigent le sport adapté et qui ont conduit une délégation aux Jeux Paralympiques de Pékin?

Espérons qu'une année prochaine nous pourrons voir à Narbonne une manifestation de plus grande envergure correspondant à la réalité du dynamisme de toutes les personnes en situation de handicap avec une présentation de ces personnes à travers le travail, les loisirs, les projets éducatifs, culturels et sportif :

UNE JOURNEE DE LA GLOIRE ET DE LA FIERTE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP!

Michel Sidobre


Appuyez sur Podcast: extrait de la publication "Des femmes et des hommes en vert" Michel Sidobre:


podcast

09:53 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : handicap, narbonne