Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06/09/2008

LE DESTIN DE L'ETANG HUMAIN...

d6a805d331d50e4d53133394479411ac.jpg

Chacun dans un sens de croissance ou de mort...


Vu sur "Midi Libre": si on ne fait rien, l'Etang de Bages, dans l'Aude, n'existera plus dans deux cent ans...

Résultat sans doute complexe d'un processus naturel et des interventions humaines...

Comme Narbonne, depuis des siècles et des siècles, privée de port.

Va-t-on essayer quelque chose? Mais, à quoi bon... Qui sait si un remède ne serait pas pire que le mal et ne tarderait pas à détraquer autre chose, à produire par la suite des conséquences jamais envisagées?

Pourtant, il me plaît cet étang, joyau d'azur quand je le vois sous le soleil depuis la terrasse de la Maison des Arts, calme, comme toujours là, pour moi...Présence évidente qui me fait existant.

Mais les choses passent bien qu'elles nous semblent immortelles,et notre vie avec.
Contemporain pour nous signifie immortel, sans histoire avant ni après.
S'il est un monde d'illusions c'est bien de celui-ci dont il s'agit : celui de notre pensée qui s'ingénie à nier le temps qui passe...
L'effritement des choses et de nous-mêmes, nous vient par rapides à-coups de nostalgie, balayés par quelque événement heureux qui nous fait oublieux...

Dans deux cents ans l'Etang aura-t-il disparu? Bien d'autres choses auront sans doute fuies...

Je ne serai plus là...

Michel Sidobre



Découvrez Léo Ferré!

09:15 Publié dans Fugacité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : étang

15/07/2008

LES FEUX DANS LE LOINTAIN...

d82fd83fbca74a64239ce70454bf6e8f.jpg



Je n'aime pas me trouver près des feux d'artifices, nous dirons que je suis craintif.

Alors, la nuit venue, je m'éloigne...

Quelque part, sur les hauteurs...

Le temps clément et la lune...

Les feux des villes et la mer...

Puis vingt feux sur la côte de Méditerranée... Gerbes colorées et vivantes.

Nous rentrons sur le chemin de poussière blanche.

Michel Sidobre



Découvrez Indochine!

09:05 Publié dans Fugacité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie

31/05/2008

SABLIER : LE TEMPS QUI PASSE...

1fd9ea6c02c23e0b31ee122f4ebd3969.jpg

TEMPS

Ma mère me disait, fort sagement, "le temps perdu ne se rattrape jamais", ce qui, finalement, revenait à énoncer ce qu'avaient déjà dit l'Empereur et philosophe Marc-Aurèle Antonin ou l'autre philosophe, fort stoïcien, Sénèque.

Le temps a passé et les ambitions sont revues à la baisse : une espèce de presby-stoïcisme, accompagnant la presbytie, la calvitie, sans oublier ma presbyacousie gauche...

Le corps doucement se dégrade fonction après fonction, mais la bête encore bien vivante -et la bêbette faisant ce qu'elle peut pour se raccrocher à la vie- envisage toujours la mort avec effroi.

Peur du néant quand tu nous tiens!

C'est ici qu'intervient la jouissance des promenades dans les cimetières, évidemment pas quand nous sommes trop proches d'un deuil qui nous submerge.

Jouissance de la vie et de la promenade sans but. Jouissance de ceux que l'on voit s'animer autour des sépultures: le quotidien méditerranéen dont je parle dans "La Vie calme" avec quelque détachement, en esquissant les allées-et-venues dans le petit cimetière de Cité, à Narbonne. Livre non publié et encore sans illustrateur...

J'ai toujours apprécié l'esthétique d'un symbole qu'on y trouve souvent: le sablier ailé...

Ailes du temps qui emmènent nos âmes immortelles vers un hypothétique Paradis, ailes de l'oubli de notre vie par les survivants ou ailes du souvenir?
Mais laissons-nous les souvenirs que nous voudrions laisser?
Regards et langues des autres, il vaut mieux ne pas vous connaître!

Alors pour un peu de sérénité dans ce monde humain: lire...

Par exemple, "Le traité du sablier" d'Ernst Jünger, (Points/Seuil) , où la méditation philosophique nous fait passer d'une mesure humaine du temps au sinistre temps des horloges mécaniques où le temps ne nous appartient plus.

Mais le temps n'appartient pas aux hommes ni aux bêtes: le temps existe...


Michel Sidobre

10:40 Publié dans Fugacité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sablier

17/03/2008

EN ATTENDANT...

314e858bb021dc98f515b9b1782f4bf8.jpg

free music

Intime nostalgie, regrets que mon père ne puisse assister à...
Que ma mère...
Que ma soeur...

Et moi, et moi, et moi, qui suis mortel; frayeur soudaine d'être si près de l'Autre Rive.

Alors, j'attends au "Rive gauche", gauche en ma vie toujours aperçue et , à chaque fois, manquée.
Je me mets en scène au "Café en Scène", séquences des moments perdus.

Puis, la vie à nouveau ouvre ses illusions multiples...

Non-poésie peureuse, Michel Sidobre

18:30 Publié dans Fugacité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : municipales