02.04.2008
DU MORPHING ECLAIRANT...
L'art ne sert pas à faire joli... quoi que...
Il révèle autrement l'identité de chacun qu'il soit artiste ou spectateur en lui donnant à vivre un aspect plus ou moins connu de sa personnalité.
L'oeuvre d'art graphique vers laquelle je vous adresse montre que la femme est une et multiple, parfois proche de l'homme. Je ne fais pas ici l'éloge de l'androgyne qui pointe en certaines transformations dans ce "clip" mais de l'unité humaine à l'intérieur ou à l'extérieur du genre...
Allez y voir...
Cliquez sur le lien:
http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html
Michel Sidobre
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29.03.2008
LE TEMPS A LAISSE SON MANTEAU...
Le printemps, un nouveau printemps pour ceux qui restent en ce monde, déjà célébré par Charles d'Orléans et interprété, pour ceux qui sauront aller sur Internet, par ...Michel Polnareff (Rondeau).
Michel Sidobre
Le temps a laissié son manteau
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s'est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.
Il n'y a beste, ne oyseau,
Qu'en son jargon ne chante ou crie
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye.
Riviere, fontaine et ruisseau
Portent, en livree jolie,
Gouttes d'argent, d'orfaverie ;
Chascun s'abille de nouveau
Le temps a laissié son manteau.
Charles d'Orléans (1394-1465)
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28.03.2008
LE TEMPS A LAISSE SON MANTEAU
C'est le printemps aussi cette poésie vient au bon moment.
Vieille poésie de Charles d'Orléans, elle a été chantée par Michel Polnareff.
Le temps a laissé son manteau
Modernisation du texte par Maurice des Ulis
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau.
Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau !
Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.
Charles d'Orléans (1394-1465)
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PAUVRE RUTEBEUF
Un vieux poème français du XIII ème siècle qui vaut aussi par l'interprétation musicale de Joan Baez...
Nostalgie de l'amitié et élégie des moments difficiles...
Offert en cette fin de semaine. Cette langue, même traduite, nous reste un peu étrange sinon étrangère...
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Rutebeuf (1230-1285)
Adaptation en Français moderne
de la Griesche d'Hiver.
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02.03.2008
CURIOSITE: SCULPTURE SUR JADE EN CHINE

Crevette rose clair sur un plat blanc de Wang Zhongyuan

J'ai trouvé une belle et alléchante oeuvre d'art sur le site de L'Ambassade de la République populaire de Chine.
Comme je suis gourmand et que j'aime la sculpture, je tenais à faire partager cette splendeur à mes lecteurs.
L'article suivant donne les explications nécessaires.
Michel Sidobre
Wang Zhongyuan, maître sculpteur sur jade, obtint une pièce d'agate de Chine du Nord-Est. Cette pierre, épaisse au milieu et mince au bord, ressemblait à un disque, mais elle était elliptique. Le grand axe était de 22,5 cm, le petit de 17,5 cm et l'épaisseur au centre de 12,5 cm.
Ayant examiné cette pièce, Wang remarqua que la pierre, blanche comme le lait, était entournée d'une veine rouge au bord. Pour savoir la profondeur de la veine, il fit fendre ce morceau de jade en deux plats ovales, s'apercevant que la partie centrale des deux parties était rose, tandis que le reste de couleur lait.
L'artisan chevronné excellait dans la sculpture de plantes et surtout de fleurs. Il réfléchissait longtemps pour profiter le mieux des couleurs naturelles de la pierre. La grande passion qu'il avait pour les fruits de mer lui donna cette idée : une crevette rose clair sur un plat blanc. Il esquissa le dessin sur une des deux pièces.
La sculpture sur jade est un art qui réclame un esprit créateur et une grande habileté. Au cours du travail, un artisan qualifié sait voir au-dessous de la surface de la pierre pour connaître la profondeur de la couleur et sa direction, et prévoir ce qui va arriver dans la pierre d'après les bruits de polissage. Il répand de l'eau avec ses doigts sur la pierre quand la pâte d'abrasif voile sa surface. En fait, le jade n'est pas sculpté, mais il est poncé, jusqu'à ce qu'on obtienne la forme désirée.
Au bout de six mois de travail patient et minutieux, le dessin apparut : une crevette aux pattes fines et à deux longs tentacules, minces et courbés. Ce chef d'oeuvre fit sensation lorsqu'il fut étalé en 1972 à la première exposition nationale des arts artisanaux à Beijing. En effet, c'est la première fois qu'un sculpteur a accompli une oeuvre d'une telle finesse sur une pierre aussi dure et aussi fragile que l'agate.
18:15 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
EDITH CALAS AU C.C.A.S. de NARBONNE

Edith Calas, art-thérapeute, chanteuse de jazz et également (ou surtout? ou pareillement?) peintre.
Elle expose en ce moment au C.C.A.S. de Narbonne, Quai Mirabeau.
Inspiration jazz en juxtapositions réussies.
A voir absolument.
Michel Sidobre
09:45 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.01.2008
UNE COUCHE D'AUSONE DANS LA LITTERATURE

Me délectant du vieux "Guide Romain antique" en Classiques Hachette, j'en suis arrivé à la période du Bas Empire.
Et dans cette période, au chapitre littérature...
J'y découvre des gallos-romains, précurseurs de notre littérature française, jamais étudiés en cours de français et jamais aperçus en latin, vu mon bref passage en cette matière.
Ausone (310? - 395)parlant de Bordeaux, sa ville natale. Quel dommage de n'avoir pas parcouru ce témoignage ancien d'une ville sur notre sol... Il a écrit aussi sur Narbonne.
Et ...Rutilius Namatianus qui nous indique son admiration pour la paix romaine.
Oui, nous sommes un peuple cent fois vaincu et cent-une fois vainqueur.
La littérature française s'enrichirait de présenter ces précurseurs, comme cela nous enrichit d'avoir témoignage par Stevenson des Cévennes d'il y a quelques siècles. Comme Stendhal enrichit notre littérature et peut-être celle de l'Italie de ses récits de voyages.
L'écriture sur un sol est trace d'histoire peu importe la nationalité de l'auteur mais elle crée sur la terre désignée un peu de la Nation.
Michel Sidobre
09:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.12.2007
UNE ARTISTE A NARBONNE

Elle
Je n'ai pas l'habitude de m'enthousiasmer pour les artistes peintres qui décorent les cimaises dans nos expositions narbonnaises, préférant en général la qualité de ce qui est exposé à Gruissan, notamment chez Poulet.
Il m'a été donné de connaître par mon amie Laurence Jessen, une artiste qui expose sur le Net.
Elle s'appelle Anne Valérie Poirel et semble porter une véritable exigence artistique.
Allez sur son site:
annevaleriepoirel.com
Voilà le mot que je lui ai laissé:
"C'est de l'art léché, on ne peut y être insensible.
Mais derrière la technique, il faut prendre le temps d'y respirer...l'inspiration, le temps suspendu de l'émotion.
Inutile d'écrire: continuez!
Merci pour ces moments d'art et de délicatesse."
Michel Sidobre
19:20 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
GOELANDS.

Noël, deux goélands sur le canal se prennent pour des canards.
Pourquoi, sur la mer, les canards ne se prendraient pas pour des goélands?
...Un grain de sel, un grain de sable...
Michel Sidobre
18:15 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.12.2007
"CHER POULET!"

Au cours des années, comme beaucoup de narbonnais ne trouvant guère d'expositions d'arts plastiques de qualité dans la Capitale de la Narbonnaise, j'ai pris plaisir à me rendre régulièrement à la galerie associative Poulet de Gruissan.
Les expositions présentent des peintures mais aussi des scuptures appartenant à des styles et témoignant de personnalités très diverses et intéressantes.
L'espace est pour l'instant suffisant mais son succès remplit la suite des salles.
Il me faut parler de Poulet, personnage original, peintre et poète qui contorsionne la langue, la repeuplant d'un riche vocabulaire aux portes de la préciosité afin de décrire les courbes et volutes de matières et de couleurs présentées en ce lieu.
S'essayant à déchiffrer derrière les tracés et les volumes les intentions secrètes et les intimités humaines et artistiques...
Il présente à chaque exposition les oeuvres et les artistes; malgré des problèmes de santé ayant affecté sa voix, il poursuit avec ténacité ses explorations, sa" traduction " comme l'a dit, au dernier vernissage, Nadine Olivier , adjointe à la Culture de Gruissan.
Pour cette dernière de l'année et depuis quelque temps déjà, de jeunes enfants viennent lire deux ou trois poèmes, ouvrant par cette génération, vers l'avenir.
Une prestation musicale constitue un des temps de ces rencontres artistiques: cette fois-ci un orchestre de jazz donnait le rythme avec à sa tête Jean Osmont, le trombone célèbre, qui à 87 ans donne l'ambiance en regardant le public de ses petits yeux malicieux... Avec simplicité, lui qui joua avec Claude Luther, Boris Vian et des célébrités américaines!
Cerise sur ce gâteau de fin d'année, la présence de l'affable André Durand, du Moulin à Papiers de Brousse, qui se prêtait à une démonstration de fabrication de papiers, muni d'un bac, d'un tamis et de tissus de séchage, manches retroussées!
Certaines oeuvres de l'exposition étaient réalisées sur ces papiers, dont une feuille monumentale de plus de deux mètres sur trois.
Il faut, une fois dans sa vie, avoir assisté à un de ces vernissages!
Michel Sidobre
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