10.04.2008

MEGA-HUÎTRES DE LEUCATE

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J'adore les fruits de mer et surtout les dégustations de coquillages: à Mèze, à Gruissan, à Leucate.

C'est dans ce dernier site que j'ai connu mes expériences les plus récentes.

Notamment, les super- grosses huîtres qui ont bien de dix-huit mois à deux ans, le temps pour qu'un être humain apprenne à dire :"Non!", mais là je dis : "OUI".

Certains peuvent préférer de petites huîtres au goût de noisette mais il faut absolument faire le détour par ces forces de la nature nées des eaux chaudes de notre Mer Méditerranée.

Bien fraîches et accompagnées d'un verre de vin blanc qui ne nous détournera pas d'une conduite routière vécue en pleine sobriété, elles sont le plaisir d'un moment éternel.

Nous ne sommes que de passage: mangeons avant d'être mangés! Dans un cadre et des odeurs marines...

Vigilance sur les prix: selon l'établissement la douzaine oscillera entre 6 et 10 euros, et le verre de vin autour de 80 centimes.

A découvrir...

Michel Sidobre

16.02.2008

L'ASSASSINAT DE LA MONTGOLFIERE A MEZE

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Des amis m'avaient averti qu'au restaurant "La Brasucade", le produit phare - si on peut ainsi dire au bord du bassin de Thau- : la Montgolfière de crustacés n'était plus ce qu'elle était...

Changement de patrons? La croûte supérieure dominant le bol a perdu de son délicieux feuilleté au goût de fromage et ne serait plus qu'une pâte plus ou moins caillouteuse ...Quant au délicieux velouté, il ne serait plus qu'un maigre marigot où s'ébattraient laborieusement deux à trois queues de crevettes.
En résumé, on serait tombé bien bas.

Voulant vérifier par moi-même, je me présentai récemment dans cet établissement fétiche vers onze heures trente, il faisait frais dehors, pour m'entendre dire d'aller me promener, sans que l'on me propose de m'asseoir ou d'attendre en salle avec un apéritif.

Très mécontent de cet accueil j'allai effectivement me promener, passant par un vide grenier, près des halles, traversai la Place en admirant la magnifique fontaine et me dirigeai vers le port.

Là, je décidai de déjeuner à "La table du pêcheur" où je fus simplement très bien accueilli.
Des coquillages frais me mirent en appétit, suivi d'une très belle seiche à la plancha; je terminai par une crème caramel maison accompagnée de Chantilly,puis un café.
Ce repas arrosé d'un Picpoul de Pinet, pris en terrasse sur le Port me réconcilia avec les vrais professionnels du tourisme en Languedoc-Roussillon.
Ouf...

Mais, regrets éternels pour "La Brasucade" qui pourra rejoindre la liste des gargotes à l'ancienne qui parsemaient naguère nos villages.

Michel Sidobre

19.12.2007

UNE BONNE GARBURE CHAUDE, LE SOIR, A "LA TIERRA MADRE"

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Encore débiteur... de l'amitié...

Je me suis retrouvé, hier soir- car cet établissement ne sert que le dîner-, à "La Tierra Madre", lové dans le Passage de l'Ancien Courrier, encore à Narbonne.

Passé le bar musical, nous pénétrons dans une salle dédiée à la région et aux peuples du monde.
Les tables sont délicieusement kitch, avec des nappes à carreaux rouges, en tissu. Le set en papier a des allures campagnardes.
D'emblée, on s'y sent bien.

Le jeune serveur est agréable- que les narbonnais, aux langues bifides, n'y voient pas un changement d'orientation de ma part, qu'ils risquent d'attendre...éternellement-.
Or donc, disais-je, le serveur est agréable, il sait prendre une commande, expliquer, respecter le client et entretenir la conversation quand il convient.

La garbure commandée nous est apportée dans une gigantesque soupière rouge en terre.
Le couvercle ôté réjouit l'oeil et le nez: flottent ou sont immergés: choux, carottes, quatre cuisses de canard confites, des tranches de lard, pommes de terre, haricots, navets...

L'attaque est chaude, effrontément salée à la découverte mais sans trop, les légumes sont tendres sans se désagréger, les viandes enivrent de douceur; cueillère, fourchette et couteau se mettent sereinement en action.
Et, nous y retournons, jusqu'à ne laisser dans la soupière qu'un jus déserté de tout relief.

Suit un bleu, accompagné de salade avec quelques cerneaux de noix et quatre ou cinq grains de raisin juteux et sucrés.

Tout au long de cette petite fête, un pichet d'un bon vin rouge parfumé et tanique soutint notre appétit.

Pour clore cet épisode gastronomique, un café, où mon bienfaiteur choisit un calvados, fut accompagné pour ma part d'un Armagnac fort convenable.

S'il est vrai que les repas renforcent les amitiés, celui-ci y a , ma foi, contribué.
Cela me laisse aussi en grand débit, et je ne puis qu'espérer qu'en la prochaine année, je pourrais quelque peu en conjurer l'écart...devenu dramatique.

Michel Sidobre

13.11.2007

ET LE LAURIER

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Le laurier fait aussi partie des "clichés" mais tellement utile au court-bouillon, vigoureux sur une viande grillée ou plus intimement dans les braises qui viennent à l'encenser.

Laurier haut de nos cimetières, antique comme les romains qui en ceignaient leur chef.
Sous le vent, les vents, qui se disputent notre terre sèche, éternité toisant la poussière inutilement mouvante.

Laurier du jardin parental où je vivais douilletement.

Michel Sidobre

THYM ET ROMARIN

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Le sujet n'est guère original: le thym à ras de terre et le romarin s'élançant avec générosité dans nos garrigues, parmi les calcaires blancs, sous la chaleur de l'été ou dans les rosées automnales.

Il ne sont pas seuls à embaumer l'air, d'autres plantes y contribuent dégoulinant de sèves...

Mais ces deux-là me sont indispensables non seulement pour la cuisine mais également pour les tisanes qui soignent mes petits bobos, de corps ou de coeur. De la garrigue dans le bol ou la tasse, comme si devenant plante moi-même j'aspirais à cet écoulement de nature en moi.

Ce breuvage jaune, vert ou rouge, c'est la chaleur de la vie.

Michel Sidobre

12.11.2007

MALGRE LES VENTS MAUVAIS DES AFFAMEURS

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Malgré les affameurs du Crédit Agricole et des Impôts, je mange encore, merci!

Samedi, je m'en suis allé dans l'Hérault, dans des bois de feuillus aux couleurs de l'automne, façon "été indien" et de résineux du type "mon beau sapin", sauf qu'il faisait froid, du vent, et 4° sur l'affichage de ma voiture alors qu'il faisait au départ de Narbonne 10°.

Malgré cela et le fait que je ne me sois pas éternisé: un bolet et trois magnifiques lépiotes répondirent à mon appel à la forêt.

Revenu dans la chaleur relative de mon appartement, et ayant nettoyé les champignons que je coupais en morceaux, je les mis en demeure d'accompagner des ailes de poulet de chez "Leader Price"- les seules que je puisse actuellement m'offrir, merci le fisc ! - auxquelles j'ajoutais un peu d'oignon coupés en petits morceaux.
Un régal que ne me fera pas vomir le Crédit Agricole.

Remontés contre mes affameurs, je décidais le lendemain de vider mon compte afin d'acheter des huîtres, une magnifique alose ( 1euro 50, le kilo) et un gigantesque maquereau.
Je saturais l'alose de romarin et garnis mon plat de pommes de terres en rondelles : résultat une chair d'une finesse rare, de longues arêtes qui ne piquent pas et que l'on peut ôter facilement.

Aujourd'hui, l'énorme maquereau devrait suivre un sort quasi-identique, avec du thym en guise de variante aromatique.

Je le savourerais lentement en me demandant combien de pauvres bougres, agriculteurs ou salariés, ont été contraints de mettre fin à leurs jours, accablés par les séides du Crédit Agricole ou d'autres banques, ou du service des Impôts.

N'y a-t-il pas quelque sagesse dans les religions ( catholique et musulmane) à interdire de gagner de l'argent avec de l'argent, sans création de biens?

Michel Sidobre

30.10.2007

DU VINAIGRE CHEZ SOI ET DE L'AMERTUME!

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Regret de mon dernier déménagement:n'avoir pu emporter ma bonbonne en verre remplie de vinaigre maison élaboré depuis des années.
Je n'avais pas eu de mère- rassurez-vous je ne suis pas né directement créé par le Saint Esprit-, je parle ici de la mère du vinaigre, d'ailleurs l'orthographe est-elle bonne? Oui, je viens de vérifier.

Or donc, c'est avec amour et sans qu'on m'ait pourvu d'une mère que je réalisais, au départ avec un vin piqué,un vinaigre où j'ajoutais au coup par coup quelques fonds de bonnes bouteilles...
J'y mêlais Bordeaux et vins de la région, surtout ceux vieillis en fûts de chêne que j'aime particulièrement.
Le résultat fut extraordinaire: un arôme pîquant en se penchant au-dessus du goulot et des saveurs fortes à la dégustation.
Et sur les moules crues! La petite toux que j'apprécie en début de dégustation et un goût incomparable, sauf peut-être les excellents vinaigres à l'échalotte servis dans les bons restaurants sétois, avec les morceaux visibles...

Alors, je rêve d'avoir les moyens d'un appartement plus grand ou d'une maison avec jardin, de faire l'acquisition d'une bonbonne dans un vide-grenier et de faire encore quelques repas, malgré les impôts qui pèsent et ma mauvaise situation qui demeure.
J'habite le département le plus pauvre où les esprits ne brillent pas non plus.
Y-aura-t-il un jour du changement?

Michel Sidobre

29.10.2007

CHÂTAIGNES D'AUTOMNE

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La tradition célèbre les châtaignes et le vin nouveau.
D'ailleurs, bien inspirés les réseaux de vente propose depuis quelques années des vins primeurs.

Ce goût fruité, ce liquide léger et coloré se marie très bien avec la douceur quelque peu farineuse de roboratives châtaignes grillées.
Dans la folie des déménagements successifs, j'ai perdu la poêle qu'avait confectionnée mon grand-père maternel et qui avait rendu bien des services.
Si une fable nous conte les aventures d'un singe au coin de l'âtre occupé à "tirer les marrons du feu", il est encore plus périlleux de ramasser ses fruits en les extrayant de leur bogue, surtout sur des pentes et en des ravins où en essayant de récupérer son équilibre on est tenté de prendre appui sur le sol jonché de ces enveloppes hérissées!!! Ouille!
Outre les châtaignes grillées que l'on vend encore dans la rue dans un cornet de papier journal, j'aime aussi les consommer cuites à l'eau légèrement salée dans laquelle je jette une ou deux feuilles de laurier, c'est rapide et somme toute plus léger.
Je n'ai pas la patience de ma mère-et n'ai plus les instruments- mais je ne désespère pas de faire comme elle une bonne confiture de châtaignes.
Il faut faire cuire les fruits à l'eau mais surtout les éplucher en se brûlant les doigts plus ou moins, puis les passer au presse-purée ce qui gratifie l'odorat au passage.

...Toute cueillette a sa fin, quand trop de pluie se succèdent il faut laisser leur part aux vers et aux sangliers...

Michel Sidobre

26.10.2007

ROYALE "POMPADOUR":EMBRES ET CASTELMAURE

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Il y a déjà quelques années, en une soirée un peu "bohême" mais fort correcte - n'en déplaise aux mauvaises langues- nous étions réunis dans le viel appartement sur trois étages de la famille de Jean-Philippe CLUZEAU, avec d'autres peintres hommes et femmes.

Nous étions au dernier étage: l'atelier du peintre plein de vies imaginaires un peu torturées mais d'où se dégageait son style sans pareil: la patte du génie.
Essayons-nous de reconstituer un groupe ou simple réunion de personnes qui s'appréciaient? Je ne sais, chacun ayant, sans doute, une vision à lui du moment que nous partagions...

Or, une des peintres, nous avait apporté en guise d'apéritif, un vin rouge.
Un vin d'ici :"Cuvée Pompadour" d'Embres et Castelmaure, un village au-dessus de Durban-Corbières.
Un délice, pour moi qui aime les tanins des vins élevés en fût de chêne.

Je l'aurais bien vu couler auprès d'un civet de sanglier dans un de ses repas qui n'en finit pas...

Depuis, j'ai eu la curiosité de monter à Embres et Castelmaure, c'est un village qui mérite le chemin qu'on parcourt pour le découvrir.

...Quant à ce vin au bouquet royal, j'attends patiemment que mes finances remontent pour lui offrir un repas qui l'accompagne dignement.

Michel Sidobre

22.10.2007

UNE IDEE DE PRESENTATION DE PLAT

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Dans nos contrées où le beau temps s'étale tout de même sur de nombreux jours et sur les quatre saisons, nou aimons à faire des grillades en plein air, sur des terrains libres ou dans des barbecues.
Bien entendu, avec un jet d'eau tenu prêt afin que le casse-croûte ne se transforme pas en embrasement de la nature environnante.
Vu la modicité des moyens de la plupart d'entre nous, de nos jours, c'est parfois de simples "colliers" de saucisses qui ont le bonheur de venir se griller et donner leur jus bouillonnant sur les braises.

Jean-François Revel dans "Un festin en paroles" propose une présentation - je ne me souviens plus si elle est de lui ou extraite du "Satiricon" de Pétrone dont Fellini a su faire un film très agréable-:

Il s'agit de présenter les saucisses, une fois cuites, sur un grill surélévé, en plaçant dessous des pruneaux secs qui imiteront les charbons, parsemés de grains de grenade qui symboliseront leur ardeur rougeoyante.

A essayer,pour vos repas...

Michel Sidobre

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