11.05.2008

FESTEJADES A GRUISSAN

free music



Du 9 au 11 mai, les Festejades de Gruissan offrent les rues du village aux déambulations de bandas et de batucada(s) et leurs entrailles culinaires au plus grand nombre pour trois fois rien: escargots à la gruissannaise, sépious en persillade, pan con tomate, huîtres, etc, tout cela accompagné des vins locaux des différentes couleurs.
C'est à la fois familial, festif, lascif dans la communion charnelle avec les percusionnistes, en général du sexe opposé au sien -mais tous les goûts sont dans la nature-, puissant dans l'anéantissement programmé du silence...

Un petit écart dans les rues silencieuses où les tambours ne sont plus qu'une rumeur et sur les ports de plaisance quasi désertés où l'on peut savourer une dernière consommation.
C'est bien, une Feria à soi, dans et hors de la foule énivrée...de musique!

Michel Sidobre

DES VOIES POUR LE TOURISME CULTUREL EN NARBONNAISE...

0aa84de5854f123e845885970ac114b3.jpg

Bernard Géa, Maire de Montredon-des-Corbières

free music



La Narbonnaise ne manque pas d'atouts mais ceux-ci, jusqu'ici, n'ont guère étaient mis en valeur.
En ce qui concerne la Communauté d'agglomération et bien au-delà, je me contenterai de donner trois exemples:

+ Concernant la commune de Montredon-des-Corbières, la mise en valeur des regards de l'ancienne canalisation qui alimentait Narbonne en eau par simple jeu de la dénivellation naturelle.
Un travail préparatoire très important mettant en parallèle l'alimentation en eau d'hier et celle d'aujourd'hui- sujet qui intéresse un large public- a été faite par un Groupe de recherche en histoire rurale dont Pierre Aussel est une des figures principales.
Ces "regards" sont de petites constructions de pierres qui jalonnent les vignes sous le château de St Pierre des Ars qui aurait, lui-aussi, besoin d'une mise en valeur: il reste encore un chemin de rondes, une jolie voûte de tour, malheureusement un mur a été stupidement taggué.

+ Concernant la commune de Gruissan, je me suis déjà fait l'écho, dans mes notes du travail de mise en valeur à accomplir autour de la participation des marins gruissannais à la guerre d'Indépendance du Peuple américain... un sacré chantier à mener!

+ Concernant, entre autres Cuxac-d'Aude et au-delà jusqu'en Cabardès, le travail entrepris par l'association de la Route de la Glace mérite d'être élargi. Déjà à la Commune de Narbonne qui avait refusé de participer à son travail alors que la route du XVIII ème siècle y passait pourrait s'y joindre...

Voici quelques voies du tourisme culturel et du développement économique tracées, j'espère qu'elles seront assez rapidement mises en valeur: toute la documentation préparée par des associations soucieuses de valorisation intelligente et présente du patrimoine n'attend que le coup de pouce politique...
(à suivre...)

Michel Sidobre

18.01.2008

UNE MAISON DE LA TRUFFE

9a59c86c16a338c2a83537f70ca63d1b.jpg


Enfin! Bientôt une Maison de la Truffe naîtra à Villeneuve-Minervois, village qui conduit à la Grotte de Cabrespine.

Cette maison devrait être un outil touristique, pédagogique et, bien entendu de promotion.

Saluons ce projet en lui souhaitant bon vent !

Souhaitons que cette filière de production a forte valeur ajoutée gastronomique puisse faire son trou, se développer et prendre sa part dans la production nationale.

Souhaitons à ce village qui présente entre autres une belle façade ancienne et une statue intéressante d'être parcouru par de nombreux visiteurs!

Michel Sidobre

03.12.2007

NARBONNE: UN MUSEE TREEEEES ... LAPIDAIRE

f3525fb14e0a6dd3bee208a695c0f8bc.jpg

J'avoue m'être rué vers l'entrée du Musée Lapidaire, petite église réaffectée.
Etais-je "infecté" par la polémique autour de ce Musée ou simplement curieux de voir où avait conduit la précipitation plus politique que culturelle de la majorité municipale "Nouveau Narbonne" (N.N.)?

On est averti à l'entrée: demi-heure d'une sorte de son et lumière puis 10 minutes (!) ,eh oui! pour contempler les fresques romaines...

Le spectacle est fait pour impressionner, un peu comme dans certains rassemblements nazis d'autrefois:salle dans le noir, jeux de lumières et musique forte : les sensations sont saturées, l'intellect bloqué.

On peut sortir de là, en disant comme c'est à la mode : "c'est magique!".

Mais qu'a-t-on vu au juste?

Un spectacle: des diapos améliorées sur tous les murs en même temps: c'est ludique, on peut marcher, virevolter, se retourner, en profiter... si l'on est assez jeune pour demeurer ainsi demi-heure dans l'obscurité et si le public n'est pas trop nombreux : la réussite serait dangereuse tant on s'entrechoquerait...dans cet espace réduit.
Il faut être stable sur ses jambes!

Quel contenu?

Aucun texte en français: un défilement d'images dont on ne sait si elles sont des statues, fresques ou mosaïques narbonnaises de l'époque romaine ou si elles viennent d'ailleurs et puis... un surgissement d'images à thématique essentiellement chrétienne allant jusqu'au Moyen Âge, Renaissance, sans aucune explication.
Est-il équitable de ne présenter que cet héritage chrétien de la gréco-romanité alors que des penseurs et des philosophes de toutes croyances et incroyances se sont illustrés?

Mon ami Michel Santo, soutien de la municipalité en place, laissait traîner négligemment le terme d'Opus Dei dans un commentaire sur un article de mon blog, je lui en laisse la paternité.

Une fois que le spectacle nous a submergé, encore tout frétillant, je décidai, dans la lumière artificielle de contempler- ce n'est pas le mot car la contemplation demande du temps-, donc plutôt de trottiner entre les amoncellements de fresques pour y découvrir un peu d'un message antique...
N'ayant pas le temps et n'étant pas un épigraphe distingué, je me résolus à sortir, avant l'entrée de nouveaux gogos dans cette attraction foraine de qualité.
On peut dire que c'est vraiment la fête à neuneu (N.N.).

La précipitation d'une équipe a évidemment conduit à une muséographie absente et un spectacle bâclé: rien de plus simple que de faire "péter" du grégorien ou des accords toniques ,accompagnés d'images colorées, sous des voûtes, le résultat de saturation des sens ne peut qu'être rempli.

Plus exigeant est de vulgariser de manière ludique l'histoire romaine à un large public, pour cela il eût fallu un cadre moins étriqué et moderne: les Romains étaient modernes et pragmatiques, leurs monuments vastes et majestueux. Pourquoi les enfermer ainsi?

Grâce à la nouvelle présentation -et il faut en remercier la Municipalité Narbonne -cette Municipalité et son Musée Lapidaire sont passés de l'Âge des pierres chaotiques à l'Âge des pierres empilées : une vrai révolution dans la Préhistoire de la Culture dans laquelle cette ville s'enfonce.

Oui tout cela est petit, sans pédagogie, on se moque et du touriste et des narbonnais.

A ne pas écouter les conseils avisés de notre Président de région, Georges Frèche, on perd tout du grandiose des romains qui ne se leurraient guère, en général, sur leurs dieux et construisaient manifestement pour les siècles des siècles. Amen!

Michel Sidobre

14.11.2007

MEDITATION SUR LES FEUILLES D'AUTOMNE

0ed053bd218193c0da884e0b7dbe534c.jpg


Au cours de mes promenades ou de simples trajets en ville, il m'arrive de regarder, non seulement le soleil levant à l'horizon qui m'aveugle dans la perspective ouverte entre la rue Littré et celle de Félix Aldy mais banalement par terre.

Ce n'est pas mon habitude car je me régale souvent des toits et des façades, perpectives peu habituelles aux piétons pressés qui ne savent pas vraiment après quoi nous courons ...sinon leurs pas seraient plus mesurés.
On y découvre des bas-reliefs, des vasques, des toits-terrasses et des décorations sommitales du plus pur XIX ème siècle quand se plaçaient ainsi les dodus revenus de la vigne.

Sur le trottoir, les feuilles.

Les larges et opulentes feuilles de platane, composition aléatoire en tout état de décomposition;parfois le vent recompose un motif...
Mes pas se posent, l'un après l'autre, les évitant ou ne l'essayant même pas pour cause de leur nombre ou de mon humeur du moment.

Quand vient la pluie, craignant la chute, mes pieds précautionneux cherchent à les éviter.

Parfois, rien, les souffleurs des employés du petit matin viennent de les chasser sur l'avenue afin qu'elles soient avalées en masse par un aspirateur..

Quand aux feuilles que l'on prend plaisir à piétiner, elles sont feuilles de l'enfance.. D'autres feuilles, dans la vaste allée du vieux Lycée Chaptal, à Mende, feuilles de marronnier d'Inde qui brûlent dans l'automne où les guêpes lassées des frimas viennent mourir au ras de l'humus qui vient...

Feuilles d'aujourd'hui que celui que je suis devenu ne regarde plus guère, n'ayant plus à choisir les plus belles d'entre elles pour les offrir à sa maman chérie..

L'enfance est là pourtant, toujours renouvelée, toujours émerveillée d'une petite main tendue par un désir d'en amasser grand nombre...

Mais dans la feuille qui en moi se meurt, je ne puis qu'en faire une photocopie: art facile à ma portée de piètre dessinateur, feuille qui se découpe du deuil de bien des feuilles perdues...

Michel Sidobre

25.10.2007

CAMPLONG D'AUDE et INTERMITTENTS

medium_CAMPLONG.JPG


C'est grâce à mon ami Jean Canal dit le Pastre que j'ai pu assister aux festivités de Camplong d'Aude.

Le menu complet, si j'ose dire, commence par une visite des vignes animée par les viticulteurs de la Cave Coopérative qui vous diront les valeurs du mouvement de coopération, les cépages, les terroirs.

Puis le chaix, haut lieu du vieillissement et ses fûts "bourguignons" ou "bordelais", cela se continue par une dégustation au dehors, au soleil, accompagnée de charcuteries et fruits.

Dans l'après-midi avant les animations musicales qui débutent vers 15 heures on peut se rafraîchir et diluer un peu tous ces vins exquis et boisés à la fontaine d'eau potable près d'une porte qui inaugure une gentille placette.

Puis la musique, beaucoup d'animations locales et de qualité car la commune bénéficie de la présence d'un village de vacances du CCAS (Oeuvres sociales d'EDF) premier employeur d'intermittents du spectacle.
Les chaises sont installées: "électriciens" en vacances et personnes du village et des alentours peuvent goûter les spectacles sous les arbres.

L'heure de l'apéro c'est l'heure des bandas tonitruantes!

Puis si l'on a pris un ticket pour le repas (à prix modique) c'est le repas du soir de plusieurs centaines de convives allègres!

Cerise sur le gâteau la nuit venue, le grand spectacle du soir, gratuit comme les animations de la journée, là aussi les chaises sont installées mais sur le dessus du village, près du village de vacances du CCAS.

On se retire émerveillé sous les constellations qui clignotent de plaisir...

Encore un mot, les viticulteurs de Camplong méritent un Oscar, présentation de vignes, de l'activité, et produits, tous de très haut niveau: ils font aimer ce qu'est le vin, une bouteille vaut mieux souvent que mon très long discours!
Quant à la mairie et au CCAS continuez de soutenir les bons spectacles!

Michel Sidobre

24.10.2007

LA GRANDE-MOTTE : VERT et SABLE

medium_SABLE.JPG

Une ville, car il y en a que j'aime beaucoup dans notre Languedoc-Roussillon,c'est la Grande-Motte.
Généralement, je gare mon véhicule, au début de l'Avenue de Melgueil, un peu avant les locaux de l'ACTIF, qui est certainement le plus gros organisme de formation du secteur social.

D'emblée entre les bâtiments: des arbres, des espaces verts bordés de haies.
Des feuillus ou de grands résineux, le temps les a grandis, ils ne sont pas écrasés par les bâtiments gigantesques; la nature reprend le dessus, comme toujours. Ici, l'effet est vaste, majestueux.

Parfois, dans nos villes, il peut s'avérer infime: herbe minuscule qui perce entre les plaques de goudron mal ajustées pour le revêtement des rues.

Mais la Grande-Motte est grande, atypique longtemps avec ses pyramides de vacances, blanches comme celles des villages grecs. Démesure qui a eu raison, raison des gens et de l'écoulement temporel.
Il fait bon la parcourir, il fait bon l'habiter, en haut avec vue sur le large...

Le vert est partout adoucissant les angles ...

Puis la plage.
Je n'apprécie que très peu, comme beaucoup ici, le trop grand nombre de l'été, réservant mes baignades à de rares moments.
Ce que j'aime ici peut paraître accessoire, mais le superflu est parfois essentiel:
Les statues de sable qui apparaissent périodiquement à l'occasion de concours : oeuvres monumentales et éphémères qui s'élèvent un court moment.
Artistes du fugace...De l'imaginaire surgi de la poussière.

Michel Sidobre