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04/12/2007

L'ECONOMIE DE LA MER

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La mer contrairement à ce que beaucoup croient ne s'arrête pas au sable du cordon littoral, c'est une sorte d'eau salée où s'agitent entre les vaguelettes toutes sortes de choses bonnes à manger-entre autres-.

Lisant un livre publié par la fondation "Manpower" sous la direction de Jacques Attali (2007): sorte d'exercice prospectif, style frères Bogdanoff mâtiné de libéralisme à la Sarkosy, je trouvai, malgré la place disproportionnée réservée aux services, qu'il fallait que la France produise les futurs biens industriels sous peine de devenir un pays touristique (genre Tiers Monde, je pense).

Eh, oui ! Ce qui est vrai pour la France est vrai pour notre Région et ce qui est valable pour elle l'est pour la mer : la mer ce n'est pas que le tourisme.

Georges Frèche l'a compris qui veut développer le commerce de nos ports: Sète, Port-la-Nouvelle.

Mais la mer c'est aussi les petits métiers: la pêche artisanale à maintenir et peut-être à développer contre les vents délétères d'une entité européenne qui perd, de jour en jour le sens de la mesure, c'est-à-dire les limites que doit lui imposer la souveraineté de notre Etat.
Il faut continuer à créer des récifs artificiels afin d'augmenter la ressource.

C'est les possibilités de conserveries,liées à la mer, peut-être à d'autres mers,à l'exemple des activités anciennes déjà de Collioure consacrées aux délicieux anchois.

L'aquaculture en étudiant les impacts environnementaux certes, mais en allant de l'avant, en donnant des preuves de traçabilités: il deviendra peut-ëtre important de savoir si un loup d'élevage a grandi dans l'eau douce ou salée.
Augmenter les espèces de poissons concernées grâce à la recherche, les crevettes,etc.

Renforcer la présence des ostréiculteurs, des myticulteurs sur les sites traditionnels.
Etudier la faisabilité de nouveaux sites.

Voir si une filière "algues" est techniquement jouable en Méditerranée afin d'organiser la production puis les transformations soit à but directement alimentaire avec "vitrine" gastronomique , soit pour des produits rentrant dans la fabrication de laitages (crèmes) ou de l'industrie cosmétique ou éventuellement pharmaceutique.
Il est important, qu'une fois de plus, la Région ne soit pas vouée à produire une matière première sans possibilités de la transformer sur place.

Les nouvelles énergies: éolienne et solaire peuvent-elles trouver des implantations en mer, en mariant éventuellement la présence de récifs de fait pour la reproduction et les besoins alimentaires des poissons?

Y-aura-t-il de la sorte des projets multimodaux?

C'est ce que j'attends de nos décideurs.

En fait, ce qu'on attend de décideurs c'est qu'ils décident et balayent les administratifs qui étouffent la loi en disant la préserver et l'Europe qui préfère nos plages pour s'y bronzer le c...!

Tous les candidats aux communes ou communautés de communes qui possèdent un débouché sur la mer devraient proposer les mesures de leur ressort qu'ils pensent prendre en faveur d'une exploitation raisonnée et résolue des ressources de la mer...

Comme beaucoup, j'attends... Cela ne manquera pas de ...sel.
...dont il aurait fallu aussi parler!

Michel Sidobre

10:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pêcheurs, "merroir"