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26/04/2009

ET PLUS QUE L'ISLAM DES CAVES, LA SEXUALITE DES CAVES...

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L'éphèbe d'Agde



Beaucoup s'émeuvent de l'absence de mosquées en dénonçant les dérives islamistes de l'Islam des caves, certes!

Il est républicain que chacun puisse soutenir ses idées et s'adonner librement aux fantaisies de son imagination dues à la peur si humaine de la mort, encore que comme je le soulignais dans la note précédente l'aspect répressif contre la sexualité des jeunes et des moins jeunes dans les religions me semble porter atteinte à l'être humain dans son développement naturel et culturel.

Mais pourquoi ne parle-t-on pas de la SEXUALITE DES CAVES?

Pourtant, les "tournantes" ne manquent pas. On en fait, souvent à juste titre (mais peut-être pas toujours?), un acte de délinquance à réprimer.
N'y-a-t-il pas parfois à découvrir là et dans beaucoup d'autres faits qui ne sont pas dits "divers" une sexualité des garçons, comme des filles, qui se cherche?

La sexualité des jeunes est plus précoce, je pense, que durant ma propre adolescence, dans les années 70.
Mais combien encore de découvertes sexuelles de promiscuité: entres cousins, frères et soeurs, etc. - je ne parle pas des incestes impliquant un adulte et un enfant ou un adolescent- ?
Combien de "premier rapport" pour les garçons avec une prostituée ( je ne jette pas la pierre à une "profession" imposée par l'Etat, scandale d'hypocrisie, dont Françoise Dolto savait présenter le côté méritant aux enfants de ces personnes) ?

Oui, la sexualité des jeunes a toujours du mal à ...sortir du cadre familial.

La sexualité c'est justement cela: sortir de l'habituel familial, découvrir d'autres corps, ou un autre corps, un autre cadre de vie, de goûts, d'idées.
La sexualité peut être une ouverture laïque autant que l'Ecole; bien entendu, si l'on ne rentre pas dans le piège - tout aussi sexuel- de la soumission si en vogue dans le paysage religieux d'aujourd'hui, je rappelle qu'islam signifie "soumission".

Or, force est de constater que si on s'empresse de construire des mosquées ou de céder des terrains, je ne sais - à ce jour - aucune construction dédiée à ce que les adolescents puissent satisfaire à l'impétuosité de la vie...

Souvenir de mes lectures d'adolescent :"La révolution sexuelle" de Wilheim Reich ( de la bonne période, pas celle folle de l' "orgone")prévoyait de telles possibilités.

Certes, il faudrait plus de finesse que cette note que je jette en pâture au refoulement des foules...

Il y a la difficulté éthique des relations avec un écart d'âge ou d'expérience - qui est, de toute façon une réalité de presque tous les jours - car ces lieux attireraient beaucoup de monde immanquablement...

Il y a aussi des raisons tenant à ce que Freud éclaire dans "L'avenir d'une illusion" et dans "Malaise dans la Civilisation": notre culture est basée sur le refoulement de la sexualité, son retardement.
De ce point de vue, notre civilisation est encore grossière, n'arrivant pas à harmoniser le corps et l'esprit.

Un esprit tracassé par les exigences du corps ne peut conduire qu'à la barbarie...
Barbarie immédiate de la sexualité des caves ou barbarie raffinée d'une société qui cherche à faire...souffrir.

Les choses pourraient être autrement mais elles restent obstinément les mêmes.

Si l'on prenait par exemple la prostitution, peut-être que si on se fixait sur la fonction d'initiation sexuelle, on en changerait radicalement le statut: à l'époque des rois de France, une dame de la Cour était chargée de l'entrée du Prince dans ce monde nouveau...

Grand scandale pour nos temps: il faudrait concevoir la pareille pour nos filles...

L'humanité est bien ralentie par les fatras religieux bruts ou laïcisés que l'on ne peut pas baptiser toujours: culture.

Comment faire le tri?

Michel Sidobre

17/08/2008

SUR L'ALCOOLISME DES JEUNES...

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Extrait de "Midi Libre", où l'on indique qu'une entreprise se tourne vers les jus de fruits:

"Somail Fruits à Sallèles a connu en 2004 des soucis avec la perte de gros marchés dans l'agroalimentaire Somail Fruits se tourne vers l'avenir. « C'est notre planche de salut » , explique Laurent Ratia, président de la coopérative devenue, en 2007, une Sica. "


J'ai maintenant 53 ans et depuis l'âge de 17 ans où j'allais au bal, je m'étonnais que le verre de muscat (alcool) soit si bon marché à côté de la bouteille de jus de fruits, ce qui induisait une alcoolisation poussée des adolescents...Je souhaitais la production massive de jus de fruits, y compris de raisin...

Finalement, c'est la "raison" économique qui l'emporte, la nécessité de survie...
Pourquoi pas si cela peut, en plus, éviter quelques accidents de la route de surcroît!

Mais que de temps perdu et de vies gâchées, car, si le problème de l'alcoolisation intempestive et massive est une question d'éducation et de "gestion" progressive par l'adolescent, le prix des boissons est important.
Il faudra bien qu'une augmentation de la production de jus de fruits s'accompagne, à terme, d'une baisse de leur prix... Chacun y gagnera: les agriculteurs en produisant plus, les adolescents en qualité et longueur de vie...

Cela n'empêchera pas la consommation MODEREE de nos vins les meilleurs: les seuls qui survivront.

Michel Sidobre


Découvrez Bourvil!

03/04/2008

LA CHASSE AUX JEUNES...

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Pas de musique sous la photo: des ultras sons...

A peine avais-je écrit ma note sur le sort de la jeunesse, entre autres à Narbonne, je voyais chez mon amie un reportage télévisé sur un dispositif pour "écarter" les jeunes : des ultras sons perceptibles seulement par les jeunes de moins de 25 ans!

Outre le danger pour la santé : une mère belge témoignait pour son enfant de 14ans, victime de maux de tête; les libertés publiques sont atteintes.

Comment laisser à un dispositif le soin de préjuger de la sécurité?
C'est bien aux forces de police et de gendarmerie de prévenir les problèmes de l'ordre public: c'est à l'homme, investi par la Loi, d'apprécier quand l'attitude de jeunes ou de moins jeunes est provocatrice, agressive, potentiellement dangeureuse pour la population ou eux-mêmes: comme par exemple,à Narbonne, les abcès de fixation devant le "Monoprix" avec des chiens plus ou moins caractériels...

Mais Mr SARKOZY prévoit de diminuer les effectifs de police et de gendarmerie!
On comprend,dès lors, la tentation de commerçants d'assurer un ordre mis à mal par l'insuffisance des effectifs des forces de sécurité publique et l'oisiveté subie d'une partie de la population.

Notre population vieillit, elle vieillit mal et de tels épisodes anti-jeunes ne manqueront pas de refleurir...

Il va falloir une véritable politique nataliste pour inverser la tendance.
Notre pays, et encore plus ici, dans le Sud, aura besoin de compétences qu'il ne faut pas qu'espérer d'un prolongement de l'activité des aînés ou d'apports d'immigrations que, par le passé, nous n'avons pas su intégrer.

Politique nataliste ne veut pas dire :"Femmes à la maison"; il faudra voir entre les éléments du couple comment serons distribués les congés d'éducation, comment seront revalorisées les allocations,etc.

L'avenir appartient à ces futurs enfants.

Michel Sidobre

07:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolescence

02/04/2008

NARBONNE: LA PLACE DE LA JEUNESSE...

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free music



Je le pensais dèjà à l'âge de 37 ans en arrivant à Narbonne, j'ai maintenant 53 ans, je le pense toujours et rien n'a changé: il n'y a guère de place pour les jeunes dans cette ville.

Un symptôme: venant de Montpellier j'avais l'habitude d'aller faire une partie de billard français ou de ping-pong dans une salle où je payais la demi-heure de jeu...

Arrivé à Narbonne: il n'y avait guère qu'un ou deux "pool(s)" ou des billards américains dans les salles alors enfumées des cafés.

Dans les quartiers H.L.M. pas de tables de ping-pong en béton sur lesquelles on peut jouer avec deux raquettes et quelques balles!

Quant aux gosses, ils jouent au football là où il ne faudrait pas : contre les murs des maisons, près des voies de circulation... Des terrains municipaux, ils sont chassés : réservés aux scolaires et aux membres de clubs: le terrain reste cependant vide... (Il faudrait ouvrir plus et donc payer des gardiens suppléants).

Quant à la petite enfance, je me souviens lors des Municipales à rejouer, du terrain de jeux du quartier des Peupliers, près d'un Canal, peu protégé d'une éventuelle défaillance des parents dans la surveillance de leurs bambins...

Quant aux adolescents, on ne s'y intéresse que s'ils sont déjà névrosés, drogués ou délinquants: on ne pense jamais à la prévention primaire destinée à tous les jeunes quel que soit leur milieu: éducation, loisirs, santé...

La société française vieillit et moi également.

Souhaite-elle que les jeunes lui survivent? Moi, oui!

Michel Sidobre

15:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adolescence

30/01/2008

BASCOU ET LE PROGRAMME MUNICIPAL

C'est avec plaisir que je soutiens publiquement aujourd'hui la liste de gauche animée par Jacques BASCOU.

Afin de participer au débat, je me permets de faire deux propositions:

1) Sur la culture:

a)Plus que des lieux d'exposition et l'accès des troupes de théâtre de l'Agglomération au Théâtre, il s'agirait de créer des ressources pour les artistes, en les faisant participer à des actions de valorisations économiques du patrimoine par des commandes publiques( toutes formes artistiques confondues)...

b)...mais aussi en créant en articulation avec l'économie sociale et solidaire ( sous la forme d'un ESAT, d'une Entreprise Adaptée, ou d'une Entreprise d'insertion) un atelier d'imprimerie/reprographie destiné à fabriquer livres, cartes postales, hologrammes (pour les sculptures)pour donner aux artistes des revenus maigres mais réguliers et offrir des places au travail pour des personnes fragilisées.

2) Sur la maison de l'adolescence: je n'ai pas vu le projet mais je donne ma contribution parue, il y a quelques années dans la revue régionale du secteur social: "Les Cahiers de l'Actif":

Michel Sidobre




M. Sidobre

Pour un dispositif
d'écoute et d'action des
adolescents...


Lors de mes articles précédents, j'ai rapidement parcouru la nécessité d'établir des repérages théoriques concernant le remaniement conceptuel et objectal à l'adolescence.

Je voudrais aujourd'hui, insister sur une autre nécessité : favoriser la créa¬tion de dispositifs d'écoute et d'action pour la population adolescente générale. En posant ce dernier terme je veux indiquer qu'il s'agit de prendre enfin en compte un secteur de la population qui ne se caractérise pas par l'usage toxicomaniaque de drogues, les tentatives de suicide, la délinquance ou de graves problèmes scolaires (même si ces manifestations peuvent intervenir en cours de chemin ou motiver une demande d'aide).

Il s'agira, prioritairement, de pro¬poser une écoute à des adolescents qui en feront la demande.

La demande pouvant être variée et de toute façon déplacée, elle pourra concerner le manque d'échanges à l'intérieur de la famille, le fait de ne pas se sentir comme les autres, le développement d'une réflexion naissante et angoissante, etc..

Il convient, dans le cadre que je trace, que celui qui reçoit cette demande ait une qualification de psychologue clinicien, d'éducateur spécialisé participant à un travail d'équipe concernant la dynamique des entretiens et la dimension adolescente.

Ces demandes travaillées amèneront, selon les cas, à ce que l'intervenant reçoive les parents et facilite les échanges familiaux, propose un bout de chemin commun à l'adolescent, l'oriente vers des activités loca¬lement, réoriente s'il s'agit de conseils médicaux (l'aspect soins étant souvent négligé),etc.

Je ne pense pas qu'il soit bon de créer une structure lourde et d'adjoindre à ce dispositif : un gynécologue, un médecin généraliste, un psychiatre, des animateurs, etc...
Le dispositif d'écoute devenant dispositif d'actions par les orientations et les investissements proposés selon les possibilités locales. Selon les cas, les investissements (travail, loisirs, soins du corps) peuvent être parrainés par un des intervenant, accompagnant l'adolescent.

Il va de soi, également, que le dispositif entre en contact, à chaque fois qu'il est nécessaire avec les différents partenaires

Un volet complémentaire du dispositif visera à favoriser la vie collective et les possibilité de rencontres et d'action des adolescents, soit en partenariat avec des lieux existants, soit en favorisant des projets de groupes. Il s'agira donc d'imaginer un lieu central avec des salles de réunions, voire d'ateliers créatifs.

Ce lieu pourrait, par exemple, être un café sans alcool, ou convivialité et respect de soi et des autres sont ainsi manifestés (quant à la consommation de tabac pourquoi ne pas se calquer sur ce qui existe avec une partie fumeurs, une partie non fumeurs, et attendre des différents débats, informa¬tions, une évolution par les intéressés).

Les salles autres, pas forcément attenantes ont pour fonction de pou¬voir préparer des projets : (voyages, demandes d'emploi, etc...),de réaliser des créations plastiques ou théâtrales, d'avoir une salle d'expression de groupe (groupe de parole) sur des sujets choisis selon l'actualité (avec la présence d'un intervenant au moins).

Ces lieux doivent donc favoriser le regroupement et l'éclatement en petits groupes selon les projets. L'intérêt réside dans les possibilités d'expression et de créations qui ne seront pas offertes mais permises, selon les investissements de chacun.

De même, il sera possible, à la demande des adolescents ou des intervenants de faire venir des représentants d'associations, des personnalités, pour des réunions d'informations, des débats.

Ce que je trace, ici, rapidement, n'est pas une Maison des Jeunes et de la Culture; l'axe principal et l'écoute, le choix des professionnels n'est pas un hasard.

Rien n'empêche d'ailleurs que le dispositif d'écoute et d'action se réduise à un lieu d'écoute et oriente l'action vers la M.J.C., on perd alors, le travail d'expression (groupe de parole) et un nombre et une qualité d'interactions précieuses entre éducateurs et adolescents...

Ce dispositif, je le pose, pour l'instant, dans les nuages du rêve, alors je me prends à faire un vœu : qu'un jour, un gouvernement réalise le coût que représente un adolescent qui se détruit et qu'on réserve -en plus des mesures concernant tout l'ensemble social (santé, travail, etc...)- une place, une écoute voire une Maison aux adolescents de la Cité

Et je ferais un autre vœu, même s'il s'agit d'un dispositif de prévention, Si ce dispositif devait avoir un parrain, que ce soit le Ministère de la Jeunesse... loin d'une médicalisation.
Je n'ai pas fait trois vœux; j'en garde un en réserve...