Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25/03/2017

Michel SIDOBRE : Hypertrophie de certains secteurs économiques...aléas viticoles

Je me souviens que jeune militant, je m'étais amusé d'une analyse de l'AJS/OCI (actuel Parti Ouvrier Indépendant) qui estimait que les forces productives avaient chuté depuis 1914...

L'analyse introduisait des "forces destructives" qui finissaient par annuler l'augmentation de la production...

Mais ce n'est pas faux du tout ...

 

Et il est vrai que par exemple, notre industrie d'armement paraît - la nécessité de se défendre ou d'attaquer préventivement mise à part - est relativement hypertrophiée par rapport à d'autres secteurs plus directement utiles...

Il en est de même de la nébuleuse du tertiaire : l'industrie du loisir (je crois que l'on en parlait déjà dans LE MEILLEUR DES MONDE d'Aldous Huxley) consiste à créer de nouveaux jeux, de nouveaux sports pour lesquels l'achat de matériel est nécessaire...

Or, si le loisir est nécessaire, ce développement énorme, hypertrophique, n'oriente pas les applications informatiques, plasturgiques, etc. vers les besoins sociaux les plus importants et prive d'autres secteurs, comme l'agriculture, le secteur industriel (plus lourd) de travail et donc de produire...

Les retombées qui pourraient être évoquées sont mineures.

Il en résulte des sous-exploitations ou de mauvaises exploitations de ressources : comme celles de la mer (reprises par Jean-Luc Mélenchon). Ce secteur devrait se développer avec des cultures : algues, poissons, coquillages de manière raisonnée et nouvelles ressources énergétiques " propres".

Produire pour produire aboutit à des impasses.

L'actualité de notre région - qui concerne la viticulture- en est une toute petite illustration - (je ne critique pas les viticulteurs qui certes peuvent vivre des situations difficiles) : les viticulteurs du Midi s'étaient rangés à une politique de vins de qualité, ils voudraient maintenant, sous la pression des exportations d'autres pays, en revenir à des vins de qualité courante (actuelle).Question de quantité et d'argent...

Que de désordre économique !

Peu à peu, de moins en moins marginalement, on en revient à se dire qu'il faut remettre des travailleurs dans le " secteur primaire " de l'économie : agriculture, exploitation de la mer, sylviculture, voire mines... Avec surtout, une approche écologique, pour l'instant.

L'approche qui doit guider est principalement une approche humaniste : développer les connaissances, le travail pour assurer les besoins matériels et spirituels (intellectuels, affectifs, artistiques) des femmes et des hommes.

Et non pas, faire monter des chiffres de production et sur le plan international : d'exportations.

 

 Michel SIDOBRE Economie.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel SIDOBRE

Les recueils de Michel Sidobre à la FNAC

Voix vivante de Méditerranée

Michel Sidobre Acteur

27/11/2009

VITICULTURE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

images[1].jpg

                                En souvenir du Comte Raymond

Tout en voulant témoigner ma sympathie à la viticulture d'ici, il est vrai que je suis un peu gêné.

Cette activité mérite mieux que le dédain et l'agressivité d'un Etat Français soumis au monde anglo-saxon qui dévoie les missions des CRS dans un affrontement strictement politique pour défendre la doctrine libérale.

Cette activité, je l'aime dans nos vignes, qui après avoir porté les grappes, se colorent, pour nous seuls, les touristes étant partis, des diaprures infinies de l'automne où dominent des roses laiteux, des jaunes, sertis de lie-de-vin et de grenat...

Cette activité, où comme dans une équipe chacun joue à son poste, je l'aime sur la table où un rosé nous charme l'été, où un rouge souligne les saveurs d'un gibier, où un blanc muscaté - comme celui du Domaine de Ste Johannès - accompagne en fraîcheur des huîtres de Leucate ou de Bouzigues.

J'aime ces gens, que, j'apprends à connaître, moi qui est vécu mon enfance en Lozère, département où la vigne- si elle existe vers Ispagnac- est rare.

Alors, je n'aime pas voir le désespoir, même si la violence - dans ce cas - ne me choque pas: c'est celle d'un pays envahi, toujours négligé, qui essaye de se défendre, un pays du Tiers Monde qui ne sait même pas vendre son tourisme, et qui n'a malheureusement qu'une vague conscience de lui-même.

Un pays que j'aime, le mien, le nôtre.

Michel Sidobre